Coordination de Strasbourg
Contre la Précarité



Bonjour à tous !


Nous tenons à nous excuser pour le peu de "productions" et de mises à jour sur notre blog en ce moment : vacances et maintenant préparation de la rentrée obligent ! Mais surtout aussi le travail que crée notre nouveau "bébé" : le site

 http://nologik.free.fr.


Nous ne savons pas encore si nous allons conserver ce blog, et peut-être préfèrer nous concentrer sur le site Nologik : cette décision sera prise en commun à la rentrée.
Pour l'instant, nous allons simplement tenir l'agenda à jour, et bien sûr vous pouvez toujours nous contacter par mail.

En attendant, nous vous invitons à vous rendre sur le site Nologik, et si vous le souhaitez, à vous y inscrire afin de pouvoir participer aux forums, à la rédaction de notre journal "activiste et intergalactique", et tout simplement à la création, l'évolution du site en lui-même !

Merci pour votre visite sur ce blog, rendez-vous sur le site!

Et comme toujours :

Résistance !


La Coordination de Strasbourg contre la Précarité




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Samedi 17 juin 2006 6 17 06 2006 19:34
Des nouvelles de Grèce


publié sur rebellyon




Un mouvement étudiant s’amplifie en Grèce, pour contrer les projets
libéraux du gouvernement concernant les universités. À l’instar du
mouvement français, de nombreuses facultés sont occupées... Ce jeudi 15
juin, une nouvelle importante manifestation de plusieurs miliers de
personnes a eu lieu dans les rues d’Athènes. De nouveau, des
affrontements avec les forces de l’ordre : 12 personnes ont été
arrêtées !
Correspondance d’un ami grec qui a aussi assuré la traduction.

A Lyon, une autre mobilisation de soutien au mouvement en Grèce et
contre la répression est prévue lundi prochain.

Le mouvement des étudiants grecs ne fait pas la une, ni la deux, du reste,
de la presse française ou internationale.
Ce silence médiatique doit nous interpeller et nous invitons toutes celles
et ceux qui parviennent à glaner quelques informations à nous les faire
parvenir.

Actuellement les mobilisations étudiantes grecques s’amplifient. À
l’origine, les projets du gouvernement, à replacer dans le contexte
libéral européen : création d’universités privées ; introduction de
méthodes de « management » de toutes les facs ; nombre d’années accordées
pour réussir un examen plafonné (mesure qui rendrait difficile le droit
aux études pour les étudiants salariés) ; fin de la gratuité des manuels
universitaires ; menaces sur l’asile universitaire.

Contre ces plans, des mobilisations ont débuté en mars, mais c’est depuis
la victoire du mouvement étudiant en France, et la tenue du FSE à Athènes,
que l’action a pris de l’ampleur, depuis quinze jours en particulier, avec
des grèves enseignantes reconductibles selon les facs (à l’initiative du
syndicat unique du supérieur, le Posdep), et une activité étudiante
inconnue depuis 1974. Des manifestations massives ont lieu (nationale, à
Athènes, le 25 mai avec 10 000 étudiants et très fortes le 1er juin) et
des assemblées générales (AG) sont organisées partout avec une
participation croissante. Comme preuve de la radicalisation en cours, de
très nombreuses occupations ont été votées : à ce jour, environ 210
départements sont occupés, ce qui fait par exemple que, à Athènes,
n’échappent plus à la colère étudiante que la fac de religion et celle de
sport ! À Loannina, après quatre semaines de mobilisation, onze
départements sur quatorze sont occupés.

Face à ce mouvement de fond, la droite suit l’exemple français : discours
provocateur et violence policière. Les télés ont fait silence jusqu’à
cette semaine. C’est dire la crainte de l’ordre bourgeois face à une
révolte qui remet en cause bien des choses.

Alors que les élections universitaires donnent, depuis plusieurs années,
une majorité à la droite, suivie du courant Pasok (socialistes) et de
celui du KKE (le PC grec), les AG voient basculer des bastions sur la base
de propositions pratiques soumises au vote : la droite est contre les
mobilisations ; le KKE, révélant le vide de son discours « gauche »,
propose une journée de grève par semaine contre les occupations ; le Pasok
est, selon les lieux, contre les mobilisations, avec le KKE, ou bien
encore pour les occupations !

Ce sont donc les propositions radicales (avancées entre autres par l’EAAK,
courant de la gauche radicale, 8,5 % aux dernières élections) qui sont
adoptées, et cela jusque dans des bastions du KKE : ainsi, à Salonique
(dans deux départements où l’EAAK est assez faible), la droite a recueilli
100 voix, le KKE 140 et la proposition d’occupation plus de 700 voix.

Au sein même de la gauche radicale, le sectarisme est (provisoirement ?)
mis à l’écart, et les propositions avancées par les étudiants de
l’OKDE-Spartakos (IVe Internationale) trouvent un écho qui prouve à quel
point une leçon du mouvement français a été retenue : tous ensemble pour
gagner. Autre élément mis en avant : le lien avec le mouvement ouvrier,
rendu difficile par l’attitude de la direction de la confédération GSEE
qui, avec la création d’une « université du travail » concoctée avec le
gouvernement, a ouvert la voie aux facs privées...

Les prochains jours vont être décisifs : manifestation nationale d’un
côté, manœuvres anti-occupations de l’autre. La participation croissante
aux AG (plus de 1000 cette semaine à l’AG du secteur philosophie de la fac
d’Athènes) va dans le sens de la radicalisation, mais le mouvement doit
sûrement se structurer davantage pour avancer : les comités de grève et
une coordination nationale fonctionnent mais, pour l’heure, sur la base
(traditionnelle) du volontariat et de la confiance mutuelle, sans élection
formelle des représentants.

Pour aider le mouvement à gagner maintenant (les projets pourraient sinon
passer pendant l’été), organisons la solidarité, comme les étudiants de
Grèce ont été solidaires de la mobilisation française.
Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Actualités - Europe
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Samedi 17 juin 2006 6 17 06 2006 19:16
 

Déclaration de l'Assemblée de la Coordination plénière des Assemblées étudiantes des universités occupées de Grèce.


 


Aujourd’hui a eu lieu une manifestation de plus de 8.000 étudiants qui sont descendus dans la rue massivement et de manière revendicative contre les réformes du ministère de l’éducation à l’appel de plus de 80 assemblées générales et occupations étudiantes. La manifestation a été suivie par une Assemblée Générale coordonante à laquelle environ 1.000 étudiants ont participé.

Le gouvernement conservateur (parti "Nouvelle Démocratie"), avec le support des socio-démocrates (PASOK), incorporant des directives de l'UE, est en train de promouvoir une série de mesures anti-populaires. En ce qui concerne la population employée, le gouverneent vise l'abolition de la journée de 8 heures / la semaine de 40h. De plus, il vise à légaliser et étendre la flexibilité et la précarité dans les secteurs publics et privés. Plus encore, le gouvernement inflige des coupures sévères pour des groupes de travailleurs. La politique gouvernementale concerne aussi la jeunesse.


Le gouvernement tente d'abolir notre droit et notre vision d'emploi permanent et stable et d'établir l'incertitude dans nos carrières de travailleurs.


Ces objectifs sont servis par la proposition de réforme dans l'éducation supérieure. Il y a 3 piliers dans cette proposition de réforme :


1. La modification de la législation qui régule l'éducation universitaire. Ce changement sert la cause de la transformation des universités en institutions pour faire des profits. Les universités réformées seront aussi plus autoritaires pour les étudiants. D'après les changements proposés chaque étudiant n'aura le droit de rater que 2 fois chaque cours et devra finir ses études en n+2 années d'études (jusqu'à maintenant, c'était illimité). La remise en cause du droit d’asile et du droit aux ouvrages gratuits, le changement de la représentation étudiante dans les instances d’administration, la remise en cause des fonds sociales, et l’intégration des managers dans les facs.

2. La révision de l’article 16 de la constitution qui permet l’instauration d’universités non publiques - privés, et la reconnaissance de tout genre d’écoles privées.

3. L’application de lois déjà votées sur la « formation continue », la « reconnaissance des diplômes étrangers », le « LMD », l’ « évaluation des universités », les crédits, et le certificat d’études qui tente de faire accepter le modèle de la formation à vie, qui ne valident aucun droit au travail, la reconnaissance des bachelor de 3 ans obtenus dans des pays étrangers de manière à ce que les diplômes soient dévalués, et aussi l’introduction d’ECTS dans le programme d’études. De cette manière, chaque diplômé aura son diplôme "individualisé" sans aucun pouvoir négociable sur le marché du travail.




Les buts du gouvernement en faisant ces modifications sont :


1. L'établissemnent d'un nouveau modèle de l'emploi; l'emploi bon marché et flexible, d'après lequel chaque travailleur devrait être à la fois productif et discipliné à son employeur. Un tel travailleur coûtera moins et demandera moins de compensations pour son embauche et aura moins de perspectives pour sa vie. Il sera totalement ajusté aux besoins du "marché libre" et au profits que font les patrons. Ceci est accompli par la dévaluation de nos diplômes et des qualifications officielles d'emploi qu'elles offrent. C'est aussi accompli par l'intensification du tempo d'étude ainsi que par l'effort de restreindre les mouvements étudiants qui ont créé des obstacles considérables à l'application de ces réformes réactionnaires durant ces dernières années. De cette manière, ils veulent faire de nous aujourd'hui des étudiants disciplinés et des employés encore plus disciplinés dans un futur proche.


2. L'abolition de l'éducation publique et gratuite, la transformation des universités en institutions à faire des profits. Une grande conséquence de ceci sera que les jeunes personnes de classes à faibles revenus seront pratiquement exclus de l'éducation universitaire.



Durant ces deux dernières années, le gouvernement a essayé d'implanter ces réformes réactionnaires, sans négociation d'aucune sorte et ignorant l'opposition déclarée des étudiants. C'est pourquoi le mouvement des étudiants grecs a choisi le chemin d'une ñutte sans compromis et une opposition totale contre ces mesures du Ministère de l'Education, le gouverment dans son ensemble ainsi que le consensus exprimé des socio-démocrates (PASOK). Le développement de notre lutte et la continuation de l'occupation des universités est notre manière de répondre au chantage du gouvernement. Notre lutte ne se terminera que lorsque le gouvernement retirera toutes ses propositions de révision de cette législation et de l'article 16 de la constitution.




Nos demandes :

- Aucun changement dans la législation régulant l'enseignement supérieur. Nous refusons toute proposition de restrictions dans le temps ou d'examens pour les étudiants. Nous refusons l'abolition de la fourniture gratuite des livres des cours obligatoires pour les étudiants. Nous refusons le système de bourses-emprunts ainsi que l'embauche de managers par les universités.

- Aucune révision de l'article 16 de la Constitution. Nous disons "non" aux universités privées et faisant des profits.

- Nous exigeons l'abolition de toutes les lois pour l'évaluation des universités et l'introduction de l'ECTS. Nous refusons la dévaluation-individualisation de nos diplômes et des qualifications d'emploi qu'elles offrent.



Nous luttons pour :


- Des diplômes d'université avec des qualifications pour l'emploi, universelles et entières, sans aucune individualisation.

- Notre droit à l'emploi permanent et stable avec des salaires décents et la sécurité sociale. Nous disons "non" à l'emploi flexible et précaire.

- L'éducation publique et gratuite pour tous. Logement gratuit, la nourriture et les livres des cours obligatoires gratuits, pour tous les étudiants.

- Un tempo d'études humain.



Nous appelons :


- Tous nos camarades étudiants à participer aux assemblées d'étudiants, aux manifestations et à toutes les actions du moouvement. Nous les appelons à matérialiser leur résistance à la politique du gouvernement.

- Nous appelons à une escalade de la lutte contre la politique du gouvernement. Nous appelons tous les syndicats étudiants du pays à appeler à de nouvelles assemblées et à étendre l'occupation des universités.

- Nous appelons tous les syndicats étudiants du pays à participer aux assemblées générales des universités occupées.

- Nous appelons les lycéens ainsi que les enseignants du primaire et du secondaire à se joindre à nous dans la lutte contre la politique réactionnaire du Ministère de l'Education.

- Nous appelons la partie du personnel touché par la politique gouvernementale à soutenir la lutte des étudiants et à soutenir nos actions.

- Nous appelons les syndicats de travailleurs à nous soutenir de toutes les manières possibles la juste cause de notre lutte.




L'Assemblée de la Coordination plénière des assemblées étudiantes.

A Athènes, le 25 mai 2006

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Actualités - Europe
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Vendredi 16 juin 2006 5 16 06 2006 15:14
rencontre à toulouse les 17 et 18 juin

appel à coordination nationale à Toulouse des collectifs à tendance ni cpe ni cdi

Le dernier mouvement qui a été amorcé par le refus du CPE à mis en lumière une crise bien plus profonde. Comme pour la révolte de novembre 2005, les médias ont bien évidement caché l'essentiel : une partie de la population s'oppose à ce système et lutte en dehors du carcan politico-syndical habituel.

Pendant le mouvement les syndicats ont une fois de plus joué leur rôle de sabotage social en appelant pas à la grève générale. Depuis 1968 la place de ces syndicats au côté du pouvoir est évident, mais cette fois-ci, ils se sont complètement fait déborder par la spontanéité de la lutte. Des nouvelles méthodes ont été inventé : blocage économique comme en Argentine, appel direct à la grève général auprès des travailleurs, déménagement des ANPE et agences d'intérims...

On a vu aussi beaucoup de textes circuler dans toute la France refusant le salariat, la valeur travail et le rapport marchand.

On pourrait dire qu'une tendance « Ni CPE-Ni CDI » a vu le jour spontanément. Pour toutes ses raisons l'ancien collectif Chômeur-Précaire-Etudiant de Toulouse fait un appel à une rencontre nationale auprès de toutes les personnes ayant lutté dans ce sens. Ce sera l'occasion d'échanger ensemble, de débattre et peut être de s'organiser en vue luttes futures.

Cette rencontre aura lieu le Samedi 17 et Dimanche 18 Juin au parc de la Mounéde à Toulouse à partir de 10H à l'occasion du festival L'ATIPIK. Des hébergements seront proposés.

contacter petitsruisseaux (at ) lists.nokods.org
Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Actualités - France
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Vendredi 16 juin 2006 5 16 06 2006 14:54

Les allemands nous appellent !!!!

Ne les décevons pas


Le mouvement des étudiants contre les frains d'études en Allemage et www.uebergebuehr.de , un des plus grands portails d'info sur la politique d'éducation en Allemagne, luttent contre les frais d'études qui seront installés dès l'année 2007. Chaque étudiant devra payer 1000 euros l'année plus des frais d'administration. Les étrangers ne venant pas de l'UE devront eux payer 3000 euros l'année sans avoir droit au credit ce que le mouvement des étudiants estime être raciste (et ils ont bien raison, vous trouvez pas?).

Dans le cadre de leur mouvement, ils ont quelque chose de bien concrêt à nous proposer, nous petits franchouillards. Pourquoi on irait pas manifester à leurs côtés?? Bah ouais, quoi, solidarité!!! Dans le Länd de Hessen le mouvement contre les frais d'études existe depuis 4-5 semaines et est à comparer avec la situation en France en mars.

Comme le système est fédéral en Allemagne, c'est pas encore en mouvement partout, mais ça commence petit à petit.

Le signe du mouvement en Allemagne, c'est le drapeau francais!!!!! Vous imaginez??? Pour eux, ça veut dire que eux aussi, sont décidés. Aussi décidés que nous les français quand on s'est battus (entre autres) contre le CPE. Et aussi décidés à gagner, comme nous (malheureusement seulement) sur le CPE. A chaque manif il y a ces drapeaux et à ce qu'il parait ça leur monte vraiment le moral.

Lors d'une assemblée génerale de la fac de Francfort, les allemands ont eu l'idée d'amener beaucoup de français en Allemagne afin de manifester ensemble. Ça va les motiver. De plus, nous sommes invités pour manifester aussi pour nos idées. Et ça crée un nouveau moyen de protestation : les francais ensemble avec les allemands. Quelle signe !!!!!

Eux, ont déjà travaillé dessus. Il y a plein d'allemands qui en rêvent et qui proposent de l'hébergement. On aura peut-être même la possibilité de recuperer de l'argent des syndicats pour payer les cars.

Il y a déjà une date : le 6 juillet. C'est très court et chaud à cause des vacances, mais déjà si on arrivait à remplir quelques bus, ce serait cool. Un premier pas en quelque sorte. Sinon on peut le faire en septembre, après la rentrée mais c'est maintenant que la situation est bien chaude. Bientôt il y aura un campus camping à francfort. S'il y a des gens interessés à venir ce serait grave cool aussi. Squatter dans une ambiance tranquille à Francfort, pendant le Coupe du Monde, et faire des actions en même temps, ça intéresse personne? Tout le monde est invité...

Strasbourg, Lille, Reims, Paris, Metz, ce sont des villes qui sont vraiment pas loin de la frontière.

Alors bougeons-nous pour les aider!!!!


Si ça vous motive, contactez-nous ici à Strasbourg ( agustrasbourg (at) no-log.org ) ou directement les allemands ( redaktion (at ) uebergebuehr.de ) et, surtout, si vous avez des messages de soutien à leur faire passer... HESITEZ PAS!!!! Ils attendent que ça. Et on sait tous à quel point c'est motivant de se savoir nombreux en lutte... :)
Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Actualités - Europe
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Mercredi 14 juin 2006 3 14 06 2006 12:13


English translation  ,  Deutsche Übersetzung ,   Traducción española   ,   Traduzione in italianoTraduction française

 

Appel de la Coordination Européenne contre la Précarité

Strasbourg (France), le 11 juin 2006.

 

Malgré une répression étatique généralisée, nous, précaires, marginaux, étudiants, lycéens, chômeurs, salariés, retraités, continuons à lutter contre la précarité engendrée par ce système capitaliste aliénant.

 

Nous nous sommes réunis en une coordination unitaire et européenne pour contribuer à l’organisation, à l’échelle internationale, de ce combat. La mise en commun de nos différentes expériences de luttes et le refus de toute forme de hiérarchisation a abouti à l’adoption d’un fonctionnement non bureaucratique et autogéré.

 
        Le caractère européen de ces luttes provient de la multiplication et de la superposition des structures de contraintes, notamment celles de l’Union Européenne, qui tendent à imposer une politique coordonnée dans l’ensemble des domaines économiques, politiques, culturels et sociaux des États-membres.

 
        L’allongement de la durée de la vie active, la réforme de l’éducation, la réforme des systèmes de protections sociales, sont inscrites dans les objectifs déclarés de celles-ci.

 
        L’ambition affichée est donc de faire rentrer la politique sociale européenne dans une logique de rentabilité néo-libérale dont la finalité est de servir les intérêts d’une aristocratie politique et économique qui décide seule, sans consultation des peuples.

 
        Notre lutte révèle une crise sociale et politique. Il ne s’agit pas d’un accès de fièvre ordinaire, mais d’une manifestation de la crise de toute la société. La logique capitaliste est mise au ban des accusés. Le capitalisme ne peut donner aucune réforme sociale positive. Bien plus, il est même contraint de démanteler les anciennes conquêtes sociales. Tous les lamentables chefs de la droite et de la gauche gouvernementales mènent avec des nuances de méthode la même politique au service d’un système économique prédateur.

 
        La catastrophe humaine, environnementale, économique et affective oblige désormais les États à employer des moyens démesurés afin de perpétuer l’ordre économique. Le renforcement des univers carcéraux (prison, armée, maisons de retraite, hôpitaux psychiatriques) ainsi que la carcéralisation des autres espaces de vie (école, lieux de travail, rue, hôpital, cités) est l’unique moyen mis en œuvre pour embrigader les individus et réprimer tout comportement n’appartenant pas à la norme établie. 

 
        De plus, nous dénonçons toutes les structures qui participent à des niveaux plus ou moins avancés à la cogestion et à la reproduction du système. Parmi eux, les médias de masse collaborent au maintien de cet état de fait en pratiquant la désinformation volontaire. Pour pallier à cette carence d’information, nous appelons à la création de nouveaux moyens de communication et avons, à l’occasion de cette coordination, procédé à la réalisation d’un journal international et d’un site internet (http://nologik.free.fr) auquel chacun est invité à contribuer.

 

Nous vous encourageons à vous informer sur l’état de la mobilisation dans les autres pays (Grèce, Allemagne, Espagne, Italie, France, Belgique, Portugal, Angleterre, Chili…) ainsi qu’à créer des réseaux avec ceux-ci. De plus, nous insistons sur la nécessité de rester mobilisés durant la période estivale quant aux travaux législatifs à venir.

 

Nous rappelons que, tous ensemble, unis dans la lutte contre la précarité, nous nous devons d’être solidaires et de favoriser la convergence des luttes par des rencontres et des actions au niveau local, régional, national et international.

 

 

Dans la continuité des mouvements de lutte, nous appelons à une coordination unitaire internationale en  Avignon les 5 et 6 juillet 2006 et à participer simultanément au sabotage de son festival,  symbole d’une culture mercantile.

 

Une journée nationale d’action est organisée, en France, le 30 juin 2006, date à laquelle des enfants et leurs parents sans papiers seront traqués pour être déportés.

 

Nous invitons à rejoindre les manifestations prévues en Allemagne : à Hambourg et Wiesbaden, le  28 juin 2006 pour l’éducation libre ; à Fribourg, le  1er juillet contre la privatisation des logements sociaux ainsi que le 3 juillet pour l’éducation libre ; à Francfort le  6 juillet pour une manifestation centrale.

 

Nous ne revendiquons rien. Ce système est à bannir.

 
Un seul cri :

 

Résistance !

 
 

Relayé par La Coordination de Strasbourg contre la Précarité

http://strasbourgenlutte.over-blog.org

Ne pas jeter sur la voie publique

Par Coordination européenne contre la précarité - Publié dans : Coordination Européenne
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Mardi 13 juin 2006 2 13 06 2006 02:58




English translation  ,  Deutsche Übersetzung ,   Traducción española   ,   Traduzione in italianoTraduction française

Appello della Coordinazione Europea contro la Precarietà

Strasbourgo (Francia) l’11 giugno 2006


 

Nonostante una repressione statale generalizzata, noi, precari, marginali, studenti, liceani, disoccupati, salariati, pensionati, continuamo a combattere contro la precarietà generata dall’alienante sistema capitalista.

 

Ci siamo riuniti in una coordinazione unitaria e europea per contribuire all’organizzazione della lotta al livello internazionale. Il confronto delle nostre diverse esperienze di lotta e il rifiuto di qualsiasi forma di ierarchia ci ha condotto ad adottare un funzionamento senza burocrazia ed autogestito.

 

Il carattere europeo di queste lotte proviene dalla moltiplicazione e dalla sovraposizione di vincoli costrittivi, in particolare quelli dell’Unione Europea, che tendono ad imporre  una politica coerente per il sistema capitalista, nell’insieme dei settori economici, politici, culturali e sociali degli Stati membri.

 

Il prolungarsi del periodo occupazionale, la riforma dell’educazione, la riforma dei sistemi di previdenza sociale, sono obiettivi dichiarati di questa politica. 

 

L’aspirazione dimostrata è dunque quella di fare coincidere la politica sociale europea con una logica di redditività neo liberale il cui scopo è di servire gli interessi di un’aristocrazia politica ed economica che decide sola, senza la consultazione dei popoli.

 

La nostra lotta traduce una crisi sociale e politica. Non è un comune accesso febbrile, ma la manifestazione della crisi di tutta la società. La logica capitalista è messa al bando degli imputati. Il capitalismo non può portare nessuna riforma sociale positiva. Peggio, esso è persino costretto a smantellare le vecchie conquiste sociali. Tutti i pessimi capi di destra o di sinistra governativa eseguiscono, con sfumature nel metodo, un’identica politica al servizio di un sistema economico predatorio.

 

La catastrofe umana, ambientale, economica e affettiva obbliga oramai gli Stati ad usare mezzi smisurati per perpetuare l'ordine economico. Il rinforzo dei luoghi confinati (carcere, esercito, case di ricovero, manicomio) così come il carceramento degli altri spazi di vita (scuola, posti di lavoro, strada, ospedale, quartieri) è il mezzo trovato per dominare gli individui e reprimere ogni comportamento non adeguato alla norma stabilita. 

 

Inoltre, denunciamo tutte le strutture che partecipano, chi di più chi di meno, alla cogestione e alla riproduzione del sistema. Fra loro, i mass media collaborano al mantenimento di questa situazione praticando la disinformazione volontariamente. Per rimediare a questa carenza d’informazione, chiamiamo alla creazione di nuovi mezzi di comunicazione e,  in occasione di questa coordinazione, abbiamo realizzato un giornale internazionale e creato un sito Internet (http://nologik.free.fr). Ciascuno è invitato a parteciparci.

 

Vi incoraggiamo ad informarvi delle mobilizzazione negli altri paesi (Grecia, Germania, Spagna, Italia, Francia, Belgio, Portogallo, Inghilterra, Cile…) ed a creare reti con essi. Inoltre, insistiamo sulla necessità di rimanere mobilizzati durante il periodo estivale per quanto riguarda i lavori legislativi a venire. 

 

Ricordiamo che, tutti insieme, uniti nella lotta contro la precarietà, abbiamo l’obbligo di essere solidali e di favorire la convergenza delle lotte tramite incontri e azioni locali, regionali, nazionali ed internazionali. 

 



Nella continuità dei movimenti di lotta, chiamiamo ad una coordinazione unitaria internazionale in Avignon i 5 e 6 luglio 2006 ed a partecipare simultaneamente al sabotaggio del suo festivale, simbolo di una cultura mercantile. 

 

Una giornata nazionale d’azione è organizzata, in Francia, il 30 giugno 2006, data in cui bambini e loro genitori stranieri senza permesso regolato verranno braccati per essere deportati.

 

Vi invitiamo a raggiungere le manifestazioni previste in Germania: a Hamburg e Wiesbaden, il 28 giugno 2006 per un’educazione libera per tutti ; a Freiburg, il 1mo luglio contro la privatizzazione degli alloggi sociali come pure il 3 luglio per un’educazione libera per tutti ; a Frankfurt il 6 luglio per una manifestazione centrale.

 


Non rivendichiamo nulla. Questo sistema è da banire.

 

Un grido unico :

 

Résistenza !


Trasmesso dalla Coordinazione di Strasburgo contro la Precarietà

 http://strasbourgenlutte.over-blog.org

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Coordination Européenne
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Mardi 13 juin 2006 2 13 06 2006 02:39


English translation  ,  Deutsche Übersetzung ,   Traducción española   ,   Traduzione in italianoTraduction française

European Coordination Against Precarity Call,
Strasbourg (France), June 11, 2006


Despite a generalised state repression, we, precarious, marginals, university and high-school students, unemployed, retirement pensioners, continue to fight against precarity generated by this alienating capitalistic system.

We have met together in a unitarian and european coordination to contribute to the organisation, at an international level, of this fight. Bringing together our different struggle experiences and rejecting any form of hierarchy brought us to adopt a non-bureaucratic and self-managed organisation.

The european character of these struggles comes from the multiplication and the superposition of constraint structures, particularly the European Union, which tend to impose a coordinated policy in all the economical, political, cultural and social domains of the member states.

 

The lengthening of the active life, the education reform, the social protection systems reform, are inscribed in their declared objectives.

 

The displayed ambition is therefore to get social european policy into a profitable neo-liberal logic whose aim is to serve the interests of a political and economical aristocracy which decides alone, without consulting the peoples.

 

Our struggle has revealed a social and political crisis. It isn't an ordinary fever, but the manifestation of a whole system crisis. The capitalistic logic is in the accused box. Capitalism cannot give any positive social reform. Moreover, it is even forced to dismantle old social conquests. All the appalling right-wing and parliamentarian left-wing leaders carry out with method shades the same policy for the same predator economic system.

 

The human, environmental, economical et affective catastrophe henceforth binds States to employ excessive means in order to perpetuate the economical order. The reinforcement of prison environments (gaol, army, retirement homes, psychiatric hospitals) as well as the carceralisation of other living spaces (school, workplaces, streets, hospitals, suburbs) is the sole means used to indoctrinate individuals and stifle any behaviour not belonging to the established norm.

 

Moreover, we denounce all the structures which participate at more or less advanced levels in the co-management and the reproduction of the system. Amongst them, the mass media collaborates in the preservation of this de facto state by carrying out a volontary disinformation. To compensate for this information carency, we call to the realisation of new communication means and have, using the opportunity of the Coordination, proceeded in the realisation of an international newspaper and a web-site (http://nologik.free.fr) to which everyone is invited to contribute.

 

We encourage you to inform yourselves on the state of the mobilisation in other countries (Greece, Germany, Spain, Italy, France, Belgium, Portugal, UK, Chili,...) as well as to create networks with them. Furthermore, we insist on the necessity to stay mobilized during the summer period, regarding the legislative works to come.

 

We remind you that, altogether, united in the fight against precarity, we must remain in a joint solidarity and favour the convergence of the struggles by meetings and actions at local, regional, national and international levels.

 


In the continuity of the struggle movements, we call for an international unitary coordination in Avignon on the 5th and 6th of July, 2006, and to participate simultaneously in the sabotage of its festival, symbol of a venal culture.

 

A national actions day is organised, in France, on June 30th 2006, date on which children and their parents paperless will be tracked down so as to be deported.

 

We invite you to join the demonstrations forecasted in Germany: in Hamburg and Wiesbaden, on the 28th June 2006 for free education; in Freiburg, on the 1st July against social housing privatisation and the 3rd July for free education; in Francfurt on the 6th July for a central demonstration.

 

We demand nothing. This system must be banished.

 

Only one cry :

 

Résistance !

 

Relayed by La Coordination de Strasbourg contre la Précarité (Strasburg Coordination against Precarity)

http://strasbourgenlutte.over-blog.org

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Coordination Européenne
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Lundi 12 juin 2006 1 12 06 2006 03:06

 
English translation  ,  Deutsche Übersetzung ,   Traducción española   ,   Traduzione in italianoTraduction française

Llamado de la Coordinación Europea contra la Precariedad

Estrasburgo (Francia), el 11 de junio de 2006

 

 

A pesar de una represión estatal generalizada, nosotros, precarios, marginales, estudiantes, alumnos, parados, asalariados, jubilados, continuamos a luchar contra la precariedad engendrada por este sistema capitalista alienante.

 

Nos reunimos en una coordinación unitaria y europea para contribuir a la organización, a nivel internacional, de este combate. La puesta en común de nuestras diferentes experiencias de luchas y el rechazo de toda forma de jerarquización llegaron a la adopción de un funcionamiento autogestionado sin burocracia.

 

El carácter europeo de aquellas luchas proviene de la multiplicación y de la superposición de las estructuras de restricción, particularmente de la Unión Europea, que tienden a imponer una política coordinada en el conjunto de los campos económicos, políticos, culturales y sociales de los Estados miembros.

 

El alargamiento de la duración de la vida activa, la reforma de la educación, la reforma de los sistemas de protección social, están incluidos en los objetivos declarados de estas estructuras.

 

La ambición anunciada es pues de hacer entrar la política social europea en una lógica de rentabilidad neoliberal cuya finalidad es favorecer los intereses de una aristocracia política y económica que decida sola, sin consultar al pueblo.

 

Nuestra lucha revela una crisis social y política. No se trata de un acceso de fiebre ordinario, sino de una manifestación de la crisis de toda la sociedad. La lógica capitalista esta acusada. El capitalismo no puede dar ninguna reforma social positiva. Y hasta está obligado a desmantelar las antiguas conquistas sociales. Todos los lamentables jefes de derecha y de izquierda del gobierno dirigen con matices de método la misma política al servicio de un sistema económico de rapiña.

 

La catástrofe humana, del medio ambiente, económica e afectiva obliga desde ahora los Estados a utilizar medios desmesurados para perpetuar el orden económico. El refuerzo de los mundos de la cárcel (prisión, ejército, asilos para ancianos, hospitales psiquiátricos) y también la carcelarización de los otros espacios de vida (escuelas, lugares de trabajo, calles, hospitales, ciudades, barrios) es el único medio empleado para enrolar los individuos y reprimir cualquier comportamiento que no pertenece a la norma establecida.

 

Además, denunciamos todas las estructuras que participan a niveles más o menos avanzados a la cogestión y a la reproducción del sistema. Entre ellas, los medios de masa colaboran al mantenimiento de este estado de hecho practicando la desinformación voluntaria. Para paliar esta falta de información, llamamos a la creación de nuevos medios de comunicación y procedimos, con motivo de la coordinación, a la realización de un periódico internacional y de un sitio web (http://nologik.free.fr) al cual cada uno esta invitado a contribuir.

 

Les incitamos a informarse sobre el estado de la movilización en los otros países (Grecia, Alemania, España, Francia, Bélgica, Portugal, Inglaterra, Chile...) y a crear redes con ellos. Además, insistimos sobre la necesidad de quedar movilizados durante el verano con respecto a los trabajos legislativos futuros.

 

Insistimos en el hecho de que, todos juntos, unidos en la lucha contra la precariedad, tenemos que estar solidarios y favorecer la convergencia de las luchas con encuentros y acciones al nivel local, regional, nacional e internacional.

 


En la continuidad de los movimientos de lucha, llamamos a una coordinación unitaria internacional en Aviñon (Francia) los 5 y 6 de julio de 2006 y a participar en el mismo tiempo al sabotaje de su festival, símbolo de una cultura mercantil.

 

Un día nacional de acción esta organizado en Francia el 30 de junio de 2006, fecha en la cual niños y sus padres sin papeles estarán acorralados para ser deportados.

 

Les invitamos a reunir las manifestaciones previstas en Alemania: en Hamburgo y Wiesbaden, el 28 de junio de 2006 para la educación libre, en Friburgo el 1° de julio contra la privatización de las viviendas sociales y también el 3 de julio par la educación libre, en Francfurt el 6 de julio para una manifestación central.

 

 

No reivindicamos nada. Este sistema es para destruir.

 
 

 Una única voz:

 Resistencia !

 

Relevado por La Coordinación de Estrasburgo contra la Precariedad

http://strasbourgenlutte.over-blog.org 

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Coordination Européenne
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Vendredi 9 juin 2006 5 09 06 2006 19:58
Les transports en commun mis en concurrence dans l'UE

Dépêche AFP


Les ministres des Transports de l'UE ont décidé vendredi d'injecter plus de concurrence dans les transports en commun (bus, tram, métro, train régional...), en adoptant un projet de loi qui pourrait remettre en question certains monopoles publics.

A l'issue d'un long débat hautement technique, le ministre autrichien des Transports, Hubert Gorbach, s'est félicité d'avoir décroché à Luxembourg la majorité qualifiée nécessaire à l'adoption du texte par les 25. Seuls la Grèce, le Luxembourg, la République tchèque et Malte se sont abstenus.

Cet accord vient après six ans de tentatives infructueuses des Etats membres pour réviser une législation vieille de plus de 35 ans sur les missions de service public dans le transport de voyageurs par route et rail. Le compromis trouvé vendredi ne clôt cependant pas encore le dossier, le Parlement européen devant encore se prononcer en deuxième lecture.

La formule retenue par les Etats membres implique un changement majeur surtout pour les transports urbains: bus, métro, tram.

Elle prévoit que les collectivités conservent la possibilité de maintenir des monopoles locaux. En effet, elles pourront toujours confier leurs transports publics à un opérateur "interne", c'est-à-dire à une régie dont elles seraient entièrement propriétaires.

Mais si elles décident de faire appel à un opérateur externe, à certaines exceptions près comme les petits marchés (représentants moins de 300.000 km par an), elles devront obligatoirement lancer des appels d'offres.

"Chaque collectivité pourra choisir entre une attribution directe à une régie qu'elle contrôle entièrement, ou une mise en concurrence", a expliqué le commissaire européen aux Transport Jacques Barrot.

Par exemple, la région parisienne (Ile de France) devra choisir entre exposer à la concurrence la RATP, qui gère les transports parisiens, ou la faire passer sous son contrôle intégral pour lui permettre de maintenir son quasi-monopole, explique une source proche du dossier.

Mais si elle renonce aux appels d'offre, l'Ile de France obligera la RATP à se cantonner à sa région d'origine. En effet, un opérateur qui ne serait pas soumis à la concurrence sur son propre marché se verra interdire d'aller prospecter ailleurs.

Ainsi, le métro de Vienne a déjà choisi de rester fermé à la concurrence, et la Wiener Linien qui le gère s'est par conséquent interdit toute expansion géographique, explique une autre source proche du dossier.

Les transports en commun ferroviaires régionaux et nationaux sont également concernés par cet accord. Mais dans une moindre mesure puisque les Etats membres pourront maintenir une attribution directe des contrats à des opérateurs externes, sans d'appel d'offre, pour ces services.

En revanche, comme les services de métro, tram et bus, ceux de transports ferroviaires de plus longue distance devront systématiquement faire l'objet de contrats entre les collectivités et l'opérateur retenu. L'idée étant d'assurer un minimum de transparence sur le marché.

Ces contrats, qui devront expliciter la nature de la mission de service public et la compensation financière octroyée à ce titre à l'opérateur par les autorités, auront en outre des durées maximales limitées: 10 ans pour le bus et 15 pour le tram et le métro, a-t-on expliqué de sources européennes concordantes.

Et en ce qui concerne le ferroviaire national et régional, quand les contrats seront attribués directement, ils ne pourront pas excéder une durée de de 10 ans.

Une fois la nouvelle législation européenne définitivement adoptée, les Etats membres auront trois ans pour la transposer en droit national. Ensuite, les collectivités disposeront encore d'une période de transition de 12 ans pour se mettre complètement en conformité avec les nouvelles règles.

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Actualités - Europe
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Mardi 6 juin 2006 2 06 06 2006 23:26

J.O n° 96 du 24 avril 2005 page 7166 texte n° 1

LOIS

LOI n° 2005-380 du 23 avril 2005 d'orientation et de programme

pour l'avenir de l'école (1) NOR: MENX0400282L

L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté, Vu la décision du Conseil constitutionnel n° 2005-512 DC du 21 avril 2005 ; Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
Article 1er

Les livres Ier, II, III, IV, VI, VII et IX du code de l'éducation sont modifiés conformément aux dispositions des titres Ier et II de la présente loi.

TITRE Ier DISPOSITIONS GÉNÉRALES CHAPITRE Ier Principes généraux de l'éducation

Article 2

I. - Après le premier alinéa de l'article L. 111-1 du code de l'éducation, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés : « Outre la transmission des connaissances, la Nation fixe comme mission première à l'école de faire partager aux élèves les valeurs de la République. « Dans l'exercice de leurs fonctions, les personnels mettent en oeuvre ces valeurs. » II. - Le troisième alinéa du même article est ainsi rédigé : « Pour garantir ce droit dans le respect de l'égalité des chances, des aides sont attribuées aux élèves et aux étudiants selon leurs ressources et leurs mérites. La répartition des moyens du service public de l'éducation tient compte des différences de situation, notamment en matière économique et sociale. »

Article 3

L'article L. 111-3 du code de l'éducation est ainsi rédigé : « Art. L. 111-3. - Dans chaque école, collège ou lycée, la communauté éducative rassemble les élèves et tous ceux qui, dans l'établissement scolaire ou en relation avec lui, participent à l'accomplissement de ses missions.
« Elle réunit les personnels des écoles et établissements, les parents d'élèves, les collectivités territoriales ainsi que les acteurs institutionnels, économiques et sociaux, associés au service public de l'éducation. »

Article 4

Le dernier alinéa de l'article L. 113-1 du code de l'éducation est complété par les mots : « et dans les régions d'outre-mer ».

Article 5

Dans la deuxième phrase de l'article L. 121-1 du code de l'éducation, après le mot : « favoriser », sont insérés les mots : « la mixité et ».

Article 6

La deuxième phrase de l'article L. 121-1 du code de l'éducation est complétée par les mots : « , notamment en matière d'orientation ».

Article 7

I. - L'article L. 122-1 du code de l'éducation devient l'article L. 131-1-1. II. - [Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel n° 2005-512 DC du 21 avril 2005.]

Article 8

I. - Dans les articles L. 131-10, L. 312-15, L. 442-2 et L. 442-3 du code de l'éducation, la référence : « L. 122-1 » est remplacée par la référence : « L. 131-1-1 ». II. - Au second alinéa de l'article 227-17-1 du code pénal, les mots : « l'article L. 131-10 » sont remplacés par les mots : « les articles L. 131-1-1 et L. 131-10 ».

Article 9

Après l'article L. 122-1 du code de l'éducation, il est inséré un article L. 122-1-1 ainsi rédigé : « Art. L. 122-1-1. - La scolarité obligatoire doit au moins garantir à chaque élève les moyens nécessaires à l'acquisition d'un socle commun constitué d'un ensemble de connaissances et de compétences qu'il est indispensable de maîtriser pour accomplir avec succès sa scolarité, poursuivre sa formation, construire son avenir personnel et professionnel et réussir sa vie en société. Ce socle comprend : « - la maîtrise de la langue française ; « - la maîtrise des principaux éléments de mathématiques ; « - une culture humaniste et scientifique permettant le libre exercice de la citoyenneté ; « - la pratique d'au moins une langue vivante étrangère ; « - la maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication. « Ces connaissances et compétences sont précisées par décret pris après avis du Haut Conseil de l'éducation. « L'acquisition du socle commun par les élèves fait l'objet d'une évaluation, qui est prise en compte dans la poursuite de la scolarité. « Le Gouvernement présente tous les trois ans au Parlement un rapport sur la manière dont les programmes prennent en compte le socle commun et sur la maîtrise de celui-ci par les élèves au cours de leur scolarité obligatoire. « Parallèlement à l'acquisition du socle commun, d'autres enseignements sont dispensés au cours de la scolarité obligatoire. »

Article 10

L'article L. 122-2 du code de l'éducation est complété par deux alinéas ainsi rédigés : « Tout mineur non émancipé dispose du droit de poursuivre sa scolarité au-delà de l'âge de seize ans. « Lorsque les personnes responsables d'un mineur non émancipé s'opposent à la poursuite de sa scolarité au-delà de l'âge de seize ans, une mesure d'assistance éducative peut être ordonnée dans les conditions prévues aux articles 375 et suivants du code civil afin de garantir le droit de l'enfant à l'éducation. »


Article 11

L'article L. 131-2 du code de l'éducation est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Un service public de l'enseignement à distance est organisé notamment pour assurer l'instruction des enfants qui ne peuvent être scolarisés dans une école ou dans un établissement scolaire. »
Article 12
[Dispositions déclarées non conformes à la Constitution par la décision du Conseil constitutionnel n° 2005-512 DC du 21 avril 2005.]

CHAPITRE II L'administration de l'éducation

Article 13

Dans la seconde phrase de l'article L. 216-4 du code de l'éducation, les mots : « désigne la collectivité » sont remplacés par les mots : « désigne, en tenant compte du nombre d'élèves à la charge de chacune de ces collectivités, celle ».

Article 14

Au début du titre III du livre II du code de l'éducation, il est inséré un chapitre préliminaire ainsi rédigé :
« CHAPITRE PRELIMINAIRE
« Le Haut Conseil de l'éducation
« Art. L. 230-1. - Le Haut Conseil de l'éducation est composé de neuf membres désignés pour six ans. Trois de ses membres sont désignés par le Président de la République, deux par le président de l'Assemblée nationale, deux par le président du Sénat et deux par le président du Conseil économique et social en dehors des membres de ces assemblées. Le président du haut conseil est désigné par le Président de la République parmi ses membres. « Art. L. 230-2. - Le Haut Conseil de l'éducation émet un avis et peut formuler des propositions à la demande du ministre chargé de l'éducation nationale sur les questions relatives à la pédagogie, aux programmes, aux modes d'évaluation des connaissances des élèves, à l'organisation et aux résultats du système éducatif et à la formation des enseignants. Ses avis et propositions sont rendus publics. « Art. L. 230-3. - Le Haut Conseil de l'éducation remet chaque année au Président de la République un bilan, qui est rendu public, des résultats obtenus par le système éducatif. Ce bilan est transmis au Parlement. »

Article 15

L'article L. 311-5 du code de l'éducation est abrogé à compter de l'installation du Haut Conseil de l'éducation.
CHAPITRE III L'organisation des enseignements scolaires

Article 16

Après l'article L. 311-3 du code de l'éducation, il est inséré un article L. 311-3-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 311-3-1. - A tout moment de la scolarité obligatoire, lorsqu'il apparaît qu'un élève risque de ne pas maîtriser les connaissances et les compétences indispensables à la fin d'un cycle, le directeur d'école ou le chef d'établissement propose aux parents ou au responsable légal de l'élève de mettre conjointement en place un programme personnalisé de réussite éducative. »

Article 17

L'article L. 311-7 du code de l'éducation est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Au terme de chaque année scolaire, à l'issue d'un dialogue et après avoir recueilli l'avis des parents ou du responsable légal de l'élève, le conseil des maîtres dans le premier degré ou le conseil de classe présidé par le chef d'établissement dans le second degré se prononce sur les conditions dans lesquelles se poursuit la scolarité de l'élève. S'il l'estime nécessaire, il propose la mise en place d'un dispositif de soutien, notamment dans le cadre d'un programme personnalisé de réussite éducative. »

Article 18

Dans la première phrase du premier alinéa de l'article L. 312-15 du code de l'éducation, après les mots : « une formation », sont insérés les mots : « aux valeurs de la République, ».

Article 19

Après la section 3 bis du chapitre II du titre Ier du livre III de la deuxième partie du code de l'éducation, il est inséré une section 3 ter ainsi rédigée :
« Section 3 ter
« L'enseignement des langues vivantes étrangères
« Art. L. 312-9-2. - Il est institué, dans chaque académie, une commission sur l'enseignement des langues, placée auprès du recteur. « Celle-ci comprend des représentants de l'administration, des personnels et des usagers de l'éducation nationale, des représentants des collectivités territoriales concernées et des milieux économiques et professionnels. « Cette commission est chargée de veiller à la diversité de l'offre de langues, à la cohérence et à la continuité des parcours de langues proposés, de diffuser une information aux établissements, aux élus, aux parents et aux élèves sur l'offre linguistique, d'actualiser cette offre en fonction des besoins identifiés et de vérifier l'adéquation de l'offre de langues avec les spécificités locales. « Chaque année, la commission établit un bilan de l'enseignement et peut faire des propositions d'aménagement de la carte académique des langues. »

Article 20

Le premier alinéa de l'article L. 312-10 du code de l'éducation est ainsi rédigé : « Un enseignement de langues et cultures régionales peut être dispensé tout au long de la scolarité selon des modalités définies par voie de convention entre l'Etat et les collectivités territoriales où ces langues sont en usage. »

Article 21

Dans le premier alinéa de l'article L. 313-1 du code de l'éducation, les mots : « et sur les professions » sont remplacés par les mots : « , sur les professions ainsi que sur les débouchés et les perspectives professionnels ».

Article 22

L'article L. 312-8 du code de l'éducation est ainsi modifié : 1° Dans le premier alinéa, les mots : « Haut Comité des enseignements artistiques » sont remplacés par les mots : « Haut Conseil de l'éducation artistique et culturelle » ; 2° Dans le premier et le deuxième alinéa, les mots : « des enseignements artistiques » sont remplacés par les mots : « de l'éducation artistique et culturelle », et dans le deuxième et le troisième alinéa, les mots : « haut comité » sont remplacés par les mots : « haut conseil ».
Article 23

Le second alinéa de l'article L. 313-1 du code de l'éducation est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés : « L'orientation et les formations proposées aux élèves tiennent compte de leurs aspirations, de leurs aptitudes et des perspectives professionnelles liées aux besoins prévisibles de la société, de l'économie et de l'aménagement du territoire. « Dans ce cadre, les élèves élaborent leur projet d'orientation scolaire et professionnelle avec l'aide des parents, des enseignants, des personnels d'orientation et des autres professionnels compétents. Les administrations concernées, les collectivités territoriales, les organisations professionnelles, les entreprises et les associations y contribuent. »

Section 1 Enseignement du premier degré

Article 24

Le premier alinéa de l'article L. 321-2 du code de l'éducation est complété par une phrase ainsi rédigée : « La mission éducative de l'école maternelle comporte une première approche des outils de base de la connaissance, prépare les enfants aux apprentissages fondamentaux dispensés à l'école élémentaire et leur apprend les principes de la vie en société. »

Article 25

Dans la deuxième phrase du dernier alinéa de l'article L. 321-3 du code de l'éducation, après les mots : « Elle offre », sont insérés les mots : « un premier apprentissage d'une langue vivante étrangère et ».

Article 26

Après les mots : « éducation morale et », la fin de la dernière phrase du dernier alinéa de l'article L. 321-3 du code de l'éducation est ainsi rédigée : « offre un enseignement d'éducation civique qui comporte obligatoirement l'apprentissage de l'hymne national et de son histoire. »

Article 27

L'article L. 321-4 du code de l'éducation est ainsi rédigé : « Art. L. 321-4. - Dans les écoles, des aménagements particuliers et des actions de soutien sont prévus au profit des élèves qui éprouvent des difficultés, notamment les élèves atteints de troubles spécifiques du langage oral et/ou écrit, telle la dyslexie. Lorsque ces difficultés sont graves et permanentes, les élèves reçoivent un enseignement adapté. « Des aménagements appropriés sont prévus au profit des élèves intellectuellement précoces ou manifestant des aptitudes particulières, afin de leur permettre de développer pleinement leurs potentialités. La scolarité peut être accélérée en fonction du rythme d'apprentissage de l'élève.
« Des actions particulières sont prévues pour l'accueil et la scolarisation des élèves non francophones nouvellement arrivés en France. « Pour l'application des dispositions du présent article, des établissements scolaires peuvent se regrouper pour proposer des structures d'accueil adaptées. »

Section 2 Enseignement du second degré

Article 28

Après le deuxième alinéa de l'article L. 331-1 du code de l'éducation, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Les jurys des examens conduisant à la délivrance du diplôme national du brevet option internationale et du baccalauréat option internationale peuvent comprendre des membres de corps d'inspection ou d'enseignement étrangers. Les jurys des baccalauréats binationaux peuvent comprendre des membres de corps d'inspection ou d'enseignement des pays concernés. »

Article 29

Le troisième alinéa de l'article L. 331-1 du code de l'éducation est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés : « En vue de la délivrance des diplômes, il peut être tenu compte, éventuellement en les combinant, des résultats d'examens terminaux, des résultats des contrôles en cours de formation, des résultats du contrôle continu des connaissances, et de la validation des acquis de l'expérience. « Lorsqu'une part de contrôle continu est prise en compte pour la délivrance d'un diplôme national, l'évaluation des connaissances des candidats s'effectue dans le respect des conditions d'équité. »

Article 30

La deuxième phrase du dernier alinéa de l'article L. 331-7 du code de l'éducation est complétée par les mots : « , en liaison avec les collectivités territoriales ».

Article 31

L'article L. 332-4 du code de l'éducation est complété par trois alinéas ainsi rédigés : « Des aménagements appropriés sont prévus au profit des élèves intellectuellement précoces ou manifestant des aptitudes particulières, afin de leur permettre de développer pleinement leurs potentialités. La scolarité peut être accélérée en fonction du rythme d'apprentissage de l'élève. « Des actions particulières sont prévues pour l'accueil et la scolarisation des élèves non francophones nouvellement arrivés en France. « Pour l'application des dispositions du présent article, des établissements scolaires peuvent se regrouper pour proposer des structures d'accueil adaptées. »

Article 32

Après l'article L. 332-5 du code de l'éducation, il est inséré un article L. 332-6 ainsi rédigé : « Art. L. 332-6. - Le diplôme national du brevet sanctionne la formation acquise à l'issue de la scolarité suivie dans les collèges ou dans les classes de niveau équivalent situées dans d'autres établissements. « Il atteste la maîtrise des connaissances et des compétences définies à l'article L. 122-l-1, intègre les résultats de l'enseignement d'éducation physique et sportive et prend en compte, dans des conditions déterminées par décret, les autres enseignements suivis par les élèves selon leurs capacités et leurs intérêts. Il comporte une note de vie scolaire. « Des mentions sont attribuées aux lauréats qui se distinguent par la qualité de leurs résultats. « Des bourses au mérite, qui s'ajoutent aux aides à la scolarité prévues au titre III du livre V, sont attribuées, sous conditions de ressources et dans des conditions déterminées par décret, aux lauréats qui obtiennent une mention ou à d'autres élèves méritants. »

Article 33

Après le deuxième alinéa de l'article L. 335-1 du code de l'éducation, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés : « Un label de "lycée des métiers peut être délivré par l'Etat aux établissements d'enseignement qui remplissent des critères définis par un cahier des charges national. Ces établissements comportent notamment des formations technologiques et professionnelles dont l'identité est construite autour d'un ensemble cohérent de métiers. Les enseignements y sont dispensés en formation initiale sous statut scolaire, en apprentissage et en formation continue. Ils préparent une gamme étendue de diplômes et titres nationaux allant du certificat d'aptitude professionnelle aux diplômes d'enseignement supérieur. Ces établissements offrent également des services de validation des acquis de l'expérience. « Les autres caractéristiques de ce cahier des charges, ainsi que la procédure et la durée de délivrance du label de "lycée des métiers sont définies par décret. La liste des établissements ayant obtenu le label est régulièrement publiée par arrêté du ministre chargé de l'éducation nationale. »

CHAPITRE IV Dispositions relatives aux écoles et aux établissements d'enseignement scolaire

Article 34

I. - Au début du livre IV du code de l'éducation, il est inséré un titre préliminaire ainsi rédigé :
« TITRE PRÉLIMINAIRE
« DISPOSITIONS COMMUNES
« Art. L. 401-1. - Dans chaque école et établissement d'enseignement scolaire public, un projet d'école ou d'établissement est élaboré avec les représentants de la communauté éducative. Le projet est adopté, pour une durée comprise entre trois et cinq ans, par le conseil d'école ou le conseil d'administration, sur proposition de l'équipe pédagogique de l'école ou du conseil pédagogique de l'établissement pour ce qui concerne sa partie pédagogique. « Le projet d'école ou d'établissement définit les modalités particulières de mise en oeuvre des objectifs et des programmes nationaux et précise les activités scolaires et périscolaires qui y concourent. Il précise les voies et moyens qui sont mis en oeuvre pour assurer la réussite de tous les élèves et pour associer les parents à cette fin. Il détermine également les modalités d'évaluation des résultats atteints. « Sous réserve de l'autorisation préalable des autorités académiques, le projet d'école ou d'établissement peut prévoir la réalisation d'expérimentations, pour une durée maximum de cinq ans, portant sur l'enseignement des disciplines, l'interdisciplinarité, l'organisation pédagogique de la classe, de l'école ou de l'établissement, la coopération avec les partenaires du système éducatif, les échanges ou le jumelage avec des établissements étrangers d'enseignement scolaire. Ces expérimentations font l'objet d'une évaluation annuelle. « Le Haut Conseil de l'éducation établit chaque année un bilan des expérimentations menées en application du présent article. « Art. L. 401-2. - Dans chaque école et établissement d'enseignement scolaire public, le règlement intérieur précise les conditions dans lesquelles est assuré le respect des droits et des devoirs de chacun des membres de la communauté éducative. » II. - L'article L. 411-2 du même code est abrogé.

Article 35

Après la première phrase de l'article L. 411-1 du code de l'éducation, il est inséré une phrase ainsi rédigée : « Un décret en Conseil d'Etat fixe les conditions de recrutement, de formation et d'exercice des fonctions spécifiques des directeurs d'école maternelle et élémentaire. »

Article 36

L'article L. 421-4 du code de l'éducation est complété par deux alinéas ainsi rédigés : « 4° Il se prononce sur le contrat d'objectifs conclu entre l'établissement et l'autorité académique, après en avoir informé la collectivité territoriale de rattachement. « Le conseil d'administration peut déléguer certaines de ses attributions à une commission permanente. »

Article 37

Le second alinéa de l'article L. 421-7 du code de l'éducation est ainsi rédigé : « Les collèges, lycées et centres de formation d'apprentis, publics et privés sous contrat, relevant de l'éducation nationale, de l'enseignement agricole ou d'autres statuts, peuvent s'associer au sein de réseaux, au niveau d'un bassin de formation, pour faciliter les parcours scolaires, permettre une offre de formation cohérente, mettre en oeuvre des projets communs et des politiques de partenariats, en relation avec les collectivités territoriales et leur environnement économique, culturel et social. »

Article 38

L'article L. 421-5 du code de l'éducation est ainsi rédigé : « Art. L. 421-5. - Dans chaque établissement public local d'enseignement, est institué un conseil pédagogique. « Ce conseil, présidé par le chef d'établissement, réunit au moins un professeur principal de chaque niveau d'enseignement, au moins un professeur par champ disciplinaire, un conseiller principal d'éducation et, le cas échéant, le chef de travaux. Il a pour mission de favoriser la concertation entre les professeurs, notamment pour coordonner les enseignements, la notation et l'évaluation des activités scolaires. Il prépare la partie pédagogique du projet d'établissement. »

Article 39

Sur proposition de leur chef d'établissement, les lycées d'enseignement technologique ou professionnel peuvent mener, pour une durée maximum de cinq ans, une expérimentation permettant au conseil d'administration de désigner son président parmi les personnalités extérieures à l'établissement siégeant en son sein. Cette expérimentation donnera lieu à une évaluation.
Article 40

Le dernier alinéa (5°) du I de l'article L. 241-4 du code de l'éducation est complété par une phrase ainsi rédigée : « Toutefois, les délégués départementaux de l'éducation nationale ne peuvent exercer leur mission que dans des établissements autres que ceux de leur commune ou, à Paris, Lyon et Marseille, de leur arrondissement de résidence. »

Article 41

L'article L. 422-3 du code de l'éducation est complété par un alinéa ainsi rédigé : « L'Ecole supérieure des arts appliqués aux industries de l'ameublement et d'architecture intérieure (Boulle), l'Ecole supérieure des arts appliqués (Duperré) et l'Ecole supérieure des arts et industries graphiques (Estienne) sont transformées en établissements publics locaux d'enseignement, conformément aux dispositions de l'article L. 421-1, à la demande de la commune de Paris. Par dérogation aux dispositions de l'article L. 214-6, la commune de Paris assume la charge de ces établissements. Elle exerce au lieu et place de la région les compétences dévolues par le présent code à la collectivité de rattachement. »

CHAPITRE V Dispositions relatives aux formations supérieures et à la formation des maîtres

Article 42

Le premier alinéa de l'article L. 614-1 du code de l'éducation est complété par les mots : « , et du respect des engagements européens ».

Article 43

I. - L'intitulé du titre II du livre VI du code de l'éducation est ainsi rédigé : « Les formations universitaires générales et la formation des maîtres ». II. - Le même titre est complété par un chapitre V ainsi rédigé :

« CHAPITRE V « Formation des maîtres

« Art. L. 625-1. - La formation des maîtres est assurée par les instituts universitaires de formation des maîtres. Ces instituts accueillent à cette fin des étudiants préparant les concours d'accès aux corps des personnels enseignants et les stagiaires admis à ces concours. « La formation dispensée dans les instituts universitaires de formation des maîtres répond à un cahier des charges fixé par arrêté des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de l'éducation nationale après avis du Haut Conseil de l'éducation. Elle fait alterner des périodes de formation théorique et des périodes de formation pratique. »

Article 44

Dans la première phrase du deuxième alinéa de l'article L. 713-9 du code de l'éducation, après les mots : « personnalités extérieures », sont insérés les mots : « , dont un ou plusieurs représentants des acteurs économiques ».

Article 45

I. - Les deux premiers alinéas de l'article L. 721-1 du code de l'éducation sont remplacés par trois alinéas ainsi rédigés : « Les instituts universitaires de formation des maîtres sont régis par les dispositions de l'article L. 713-9 et sont assimilés, pour l'application de ces dispositions, à des écoles faisant partie des universités. « Des conventions peuvent être conclues, en tant que de besoin, avec d'autres établissements d'enseignement supérieur. « D'ici 2010, le Comité national d'évaluation des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel procède à une évaluation des modalités et des résultats de l'intégration des instituts universitaires de formation des maîtres au sein des universités, notamment au regard des objectifs qui leur sont fixés. » II. - L'article L. 721-3 du même code est abrogé.

Article 46

Dans l'article L. 721-2 du code de l'éducation, après les mots : « peuvent organiser », les mots : « , à titre expérimental, » sont supprimés.


CHAPITRE VI Dispositions relatives au personnel enseignant

Article 47

L'article L. 912-1 du code de l'éducation est ainsi modifié : 1° Le deuxième alinéa est complété par les mots : « et aux formations par apprentissage » ; 2° Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Ils contribuent à la continuité de l'enseignement sous l'autorité du chef d'établissement en assurant des enseignements complémentaires. »

Article 48

Après l'article L. 912-1 du code de l'éducation, sont insérés trois articles L. 912-1-1 à L. 912-1-3 ainsi rédigés : « Art. L. 912-1-1. - La liberté pédagogique de l'enseignant s'exerce dans le respect des programmes et des instructions du ministre chargé de l'éducation nationale et dans le cadre du projet d'école ou d'établissement avec le conseil et sous le contrôle des membres des corps d'inspection. « Le conseil pédagogique prévu à l'article L. 421-5 ne peut porter atteinte à cette liberté. « Art. L. 912-1-2. - Lorsqu'elle correspond à un projet personnel concourant à l'amélioration des enseignements et approuvé par le recteur, la formation continue des enseignants s'accomplit en priorité en dehors des obligations de service d'enseignement et peut donner lieu à une indemnisation dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. « Art. L. 912-1-3. - La formation continue des enseignants est prise en compte dans la gestion de leur carrière. »

Article 49

Le premier alinéa de l'article L. 913-1 du code de l'éducation est complété par une phrase ainsi rédigée :
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« Ils jouent un rôle éducatif en liaison avec les enseignants. »

Article 50

L'article L. 932-2 du code de l'éducation est ainsi rédigé : « Art. L. 932-2. - Dans les établissements publics locaux d'enseignement, il peut être fait appel à des professeurs associés. « Les professeurs associés sont recrutés à temps plein ou à temps incomplet. « Ils doivent justifier d'une expérience professionnelle d'une durée de cinq ans. Ils sont recrutés par contrat, pour une durée limitée, dans des conditions fixées par décret. Celui-ci détermine les conditions de priorité accordée aux demandeurs d'emploi de plus de trois mois. »

CHAPITRE VII Dispositions applicables à certains établissements d'enseignement

 Section 1 Etablissements d'enseignement privés sous contrat


Article 51

L'article L. 442-20 du code de l'éducation est ainsi modifié : 1° Les références : « L. 311-1 à L. 311-6 » sont remplacées par les références : « L. 131-1-1, L. 230-1, L. 230-2, L. 230-3, L. 311-1 à L. 311-4, L. 311-6, L. 311-7 » ; 2° Après la référence : « L. 332-4, », est insérée la référence : « L. 332-6, ».

Section 2 Etablissements français d'enseignement à l'étranger

Article 52

L'article L. 451-1 du code de l'éducation est ainsi rédigé : « Art. L. 451-1. - Des décrets en Conseil d'Etat fixent les conditions dans lesquelles les dispositions du présent code sont appliquées aux établissements scolaires français à l'étranger, compte tenu de leur situation particulière et des accords conclus avec des Etats étrangers. »

TITRE II DISPOSITIONS RELATIVES À L'OUTRE-MER CHAPITRE Ier Application dans

 les îles Wallis et Futuna


Article 53

La présente loi est applicable dans les îles Wallis et Futuna, à l'exception des articles 4, 10, 13, 19, 20, 22, 33, 36, 38, 41, 46, 50 et 89.
Article 54

Le premier alinéa de l'article L. 161-1 du code de l'éducation est ainsi modifié : 1° Les mots : « et cinquième » sont remplacés par les mots : « , quatrième, cinquième et septième » ; 10
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2° Après la référence : « L. 122-1, », est insérée la référence : « L. 122-1-1, », et après la référence : « L. 123-9, », est insérée la référence : « L. 131-1-1, ».

Article 55

A l'article L. 261-1 du code de l'éducation, après la référence : « L. 216-10, », sont insérées les références : « L. 230-1 à L. 230-3, ».

Article 56

L'article L. 371-1 du code de l'éducation est ainsi modifié : 1° La référence : « L. 311-6 » est remplacée par les références : « L. 311-4, L. 311-7 » ; 2° Après la référence : « L. 332-5, », est insérée la référence : « L. 332-6, ».

Article 57

L'article L. 491-1 du code de l'éducation est ainsi rédigé : « Art. L. 491-1. - Sont applicables dans les îles Wallis et Futuna les articles L. 401-1, L. 401-2, L. 411-1 et L. 411-3, L. 421-7 à L. 421-10 et L. 423-1 à L. 423-3. »
Article 58

A l'article L. 681-1 du code de l'éducation, après la référence : « L. 624-1, », est insérée la référence : « L. 625-1, ».
Article 59

A l'article L. 771-1 du code de l'éducation, la référence : « L. 721-3, » est supprimée.

Article 60

A l'article L. 971-1 du code de l'éducation, après la référence : « L. 912-1, », sont insérées les références : « L. 912-1-1, L. 912-1-2, L. 912-l-3, ».

CHAPITRE II Application à Mayotte

Article 61

La présente loi est applicable à Mayotte, à l'exception des articles 3, 4, 13, 19, 20, 22, 33, 36, 38, 41, 42, 44, 50 et 89.
Article 62

L'article L. 162-1 du code de l'éducation est ainsi modifié : 1° Les mots : « et cinquième » sont remplacés par les mots : « , quatrième, cinquième et septième » ; 2° Après la référence : « L. 122-1, », est insérée la référence : « L. 122-1-1, », et après la référence : « L. 131-1, », est insérée la référence : « L. 131-1-1, ».

Article 63

A l'article L. 262-1 du code de l'éducation, après la référence : « L. 216-10, », sont insérées les références : « L. 230-1 à L. 230-3, ». 11
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Article 64

L'article L. 372-1 du code de l'éducation est ainsi modifié : 1° La référence : « L. 311-6 » est remplacée par les références : « L. 311-4, L. 311-7 » ; 2° Après la référence : « L. 332-5, », est insérée la référence : « L. 332-6, ».

Article 65

L'article L. 492-1 du code de l'éducation est ainsi rédigé : « Art. L. 492-1. - Sont applicables à Mayotte les articles L. 401-1, L. 401-2, L. 411-1, L. 411-3, L. 421-7 à L. 421-10, L.423-1 à L. 423-3, L. 442-6, L. 442-7 et L. 463-1 à L. 463-7 »

Article 66

A l'article L. 682-1 du code de l'éducation, après la référence : « L. 624-2, », est insérée la référence : « L. 625-1, ».

Article 67

A l'article L. 772-1 du code de l'éducation, la référence : « à L. 721-3 » est remplacée par la référence : « et L. 721-2 ».

Article 68

A l'article L. 972-1 du code de l'éducation, après la référence : « L. 912-1, », sont insérées les références : « L. 912-1-1, L. 912-1-2, L. 912-1-3, ».

CHAPITRE III Application en Polynésie française

Article 69

La présente loi, à l'exception des articles 4, 10, 13, 16, 17, 19, 22, 24 à 27, 30, 31, 33 à 41, 46, 50 et 89, est applicable en Polynésie française. Le dernier alinéa de l'article 32 est applicable en Polynésie française sans préjudice de l'exercice de leurs compétences par les autorités locales.

Article 70

L'article L. 163-1 du code de l'éducation est ainsi modifié : 1° Les mots : « et cinquième » sont remplacés par les mots : « , quatrième, cinquième et septième » ; 2° Après la référence : « L. 122-1, », est insérée la référence : « L. 122-1-1, », et après la référence : « L. 131-1, », est insérée la référence : « L. 131-1-1, ».

Article 71

A l'article L. 263-1 du code de l'éducation, après la référence : « L. 216-10, », sont insérées les références : « L. 230-1 à L. 230-3, ».

Article 72

L'article L. 373-1 du code de l'éducation est ainsi modifié : 1° Après la référence : « L. 331-4 », sont insérés les mots : « , les trois premiers alinéas de l'article L. 332-6 » ;
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2° Il est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Le dernier alinéa de l'article L. 332-6 est applicable en Polynésie française sans préjudice de l'exercice de leurs compétences par les autorités locales. »

Article 73

A l'article L. 683-1 du code de l'éducation, après la référence : « L. 624-1, », est insérée la référence : « L. 625-1, ».

Article 74

A l'article L. 773-1 du code de l'éducation, la référence : « L. 721-3, » est supprimée.

Article 75

A l'article L. 973-1 du code de l'éducation, après la référence : « L. 912-1, », sont insérées les références : « L. 912-1-1, L. 912-1-2, L. 912-1-3, ».
CHAPITRE IV Application en Nouvelle-Calédonie

Article 76

La présente loi, à l'exception des articles 4, 10, 13, 19, 20, 22, 33, 35, 36, 38, 40, 41, 46, 50 et 89, est applicable en Nouvelle-Calédonie sous réserve des dispositions suivantes : 1° Les articles 16 et 17 sont applicables dans les établissements d'enseignement publics et privés du second degré et dans les établissements privés du premier degré relevant de la compétence de l'Etat en vertu du III de l'article 21 de la loi organique n° 99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie ; 2° Les articles 24 à 27 sont applicables dans les établissements privés du premier degré relevant de la compétence de l'Etat en vertu du même III ; 3° Le dernier alinéa de l'article 32 est applicable sans préjudice de l'exercice de leurs compétences par les autorités locales ; 4° L'article 34 est applicable dans les établissements d'enseignement publics du second degré relevant de la compétence de l'Etat en vertu du même III.

Article 77

L'article L. 164-1 du code de l'éducation est ainsi modifié : 1° Les mots : « et cinquième » sont remplacés par les mots : « , quatrième, cinquième et septième » ; 2° Après la référence : « L. 122-1, », est insérée la référence : « L. 122-1-1, », et après la référence : « L. 131-1, », est insérée la référence : « L. 131-1-1, ».

Article 78

A l'article L. 264-1 du code de l'éducation, après la référence : « L. 216-10, », sont insérées les références : « L. 230-1 à L. 230-3, ».

Article 79

L'article L. 374-1 du code de l'éducation est ainsi modifié : 1° Au premier alinéa, après la référence : « L. 332-5, », sont insérés les mots : « les trois premiers alinéas de l'article L. 332-6, les articles » ; 2° Au deuxième alinéa, les références : « L. 311-3, L. 311-5 » sont remplacées par la référence : « L. 311-3-1 » ; 13
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3° Il est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Le dernier alinéa de l'article L. 332-6 est applicable en Nouvelle-Calédonie sans préjudice de l'exercice de leurs compétences par les autorités locales. »
Article 80

L'article L. 494-1 du code de l'éducation est ainsi modifié : 1° Les références : « L. 421-5 à L. 421-7 » sont remplacées par les références : « L. 421-6, L. 421-7 » ; 2° Il est complété par un alinéa ainsi rédigé : « L'article L. 401-1 n'est applicable en Nouvelle-Calédonie qu'en tant qu'il concerne les établissements d'enseignement publics du second degré. »

Article 81

A l'article L. 684-1 du code de l'éducation, après la référence : « L. 624-1, », est insérée la référence : « L. 625-1, ».

Article 82

A l'article L. 774-1 du code de l'éducation, la référence : « L. 721-3, » est supprimée.

Article 83

A l'article L. 974-1 du code de l'éducation, après la référence : « L. 912-1, », sont insérées les références : « L. 912-l-1, L. 912-1-2, L. 912-1-3, ».
TITRE III DISPOSITIONS APPLICABLES À L'ENSEIGNEMENT AGRICOLE

Article 84

Dans l'article L. 810-1 du code rural, les mots : « des principes définis au » sont remplacés par le mot : « du ».

TITRE IV DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES

Article 85

Dans un délai maximum de trois ans à compter de la publication de la présente loi, les instituts universitaires de formation des maîtres sont intégrés dans l'une des universités auxquelles ils sont rattachés par décret pris après avis du Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche. Ce décret précise la date à laquelle prend effet l'intégration. Une convention passée entre le recteur d'académie et cette université précise en tant que de besoin les modalités de cette intégration.
Article 86
A compter de la date de son intégration, les droits et obligations de l'institut universitaire de formation des maîtres sont transférés à l'université dans laquelle il est intégré. Ces transferts ne donnent lieu à aucune indemnité, droits, taxes, salaires ou honoraires. Les personnels affectés à l'institut sont affectés à cette université.
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Article 87

Les articles L. 721-1 et L. 721-3 du code de l'éducation demeurent applicables, dans leur rédaction antérieure à la présente loi, aux instituts universitaires de formation des maîtres jusqu'à la date de leur intégration dans l'une des universités de rattachement.
Article 88
L'article 3 et l'article 29 de la loi n° 89-486 du 10 juillet 1989 d'orientation sur l'éducation sont abrogés.

Article 89

L'article 89 de la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales est complété par un alinéa ainsi rédigé : « La contribution par élève mise à la charge de chaque commune ne peut être supérieure, pour un élève scolarisé dans une école privée située sur le territoire d'une autre commune, au coût qu'aurait représenté pour la commune de résidence ce même élève s'il avait été scolarisé dans une de ses écoles publiques ou, en l'absence d'école publique, au coût moyen des classes élémentaires publiques du département. » [Le rapport annexé à la loi n'est pas promulgué en conséquence de la déclaration de non-conformité à la Constitution de l'article 12 de la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école par la décision du Conseil constitutionnel n° 2005-512 DC du 21 avril 2005.] La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.
Fait à Paris, le 23 avril 2005.
Par le Président de la République : Jacques Chirac
Le Premier ministre, JEAN-PIERRE RAFFARIN Le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, FRANÇOIS FILLON Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, THIERRY BRETON Le ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, RENAUD DUTREIL Le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et de la ruralité, DOMINIQUE BUSSEREAU La ministre de l'outre-mer, BRIGITTE GIRARDIN
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(1)Loi n°2005-380. - Travaux préparatoires : Assemblée nationale : Projet de loi n° 2025 ; Rapport de M. Frédéric Reiss, au nom de la commission des affaires culturelles, n° 2085 ; Discussion les 15 à 18 février 2005 et adoption, après déclaration d'urgence, le 2 mars 2005. Sénat : Projet de loi, adopté par l'Assemblée nationale, n° 221 (2004-2005) ; Rapport de M. Jean-Claude Carle, au nom de la commission des affaires culturelles, n° 234 (2004-2005) ; Avis de M. Gérard Longuet, au nom de la commission des finances, n° 239 (2004-2005) ; Discussion et adoption les 15, 16, 17, 18 et 19 mars 2005. Assemblée nationale : Projet de loi, modifié par le Sénat en première lecture, n° 2166 ; Rapport de M. Frédéric Reiss, au nom de la commission mixte paritaire, n° 2167 ; Discussion et adoption le 24 mars 2005. Sénat : Rapport de M. Jean-Claude Carle, au nom de la commission mixte paritaire, n° 259 (2004-2005) ; Discussion et adoption le 24 mars 2005, texte définitif n° 90 (2004-2005). - Conseil constitutionnel : Décision n° 2005-512 DC du 21 avril 2005 publiée au Journal officiel de ce jour.
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Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : liens vers lois et projets de lois
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