Coordination de Strasbourg
Contre la Précarité



Bonjour à tous !


Nous tenons à nous excuser pour le peu de "productions" et de mises à jour sur notre blog en ce moment : vacances et maintenant préparation de la rentrée obligent ! Mais surtout aussi le travail que crée notre nouveau "bébé" : le site

 http://nologik.free.fr.


Nous ne savons pas encore si nous allons conserver ce blog, et peut-être préfèrer nous concentrer sur le site Nologik : cette décision sera prise en commun à la rentrée.
Pour l'instant, nous allons simplement tenir l'agenda à jour, et bien sûr vous pouvez toujours nous contacter par mail.

En attendant, nous vous invitons à vous rendre sur le site Nologik, et si vous le souhaitez, à vous y inscrire afin de pouvoir participer aux forums, à la rédaction de notre journal "activiste et intergalactique", et tout simplement à la création, l'évolution du site en lui-même !

Merci pour votre visite sur ce blog, rendez-vous sur le site!

Et comme toujours :

Résistance !


La Coordination de Strasbourg contre la Précarité




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Mercredi 17 mai 2006
Les plates-formes de vocation à Borloo


Vu sur Indymedia Paris :


Une nouvelle manière d'inserer les jeunes ou une nouvelle manière de les rejeter ?

Présentation ce matin de la plate forme de la vocation de l'Isère, située à Grenoble, par deux agentes de l'ANPE.

Les plates-formes font partie intégrante de la loi Borloo et concernent les jeunes non diplômés. D'ici 2010, 800 000 de ces jeunes devraient être « accompagnés vers l'emploi durable » (un CDD de 6 mois est considéré comme emploi durable !)

En quoi ça consiste ? Le terme "vocation" pourrait sous entendre "choix", eh bien, que nenni...

La plate forme sert à tester l'habileté et non les connaissances (nuances) des jeunes dans les métiers en tension, adaptés aux demandes patronales locales. Dans l'Isère, pour l'instant, il y en a 6 comme le bâtiment ou le magasinage.

Le jeune choisit 3 domaines avec son conseiller et s'inscrit pour passer ces fameux tests. Il passe les tests du premier domaine, deux cas de figure :

 il échoue, il n'est pas fait pour ce domaine. Après un entretien, il peut passer à un autre domaine.  Il réussit. Et là, tenez-vous bien, il n'a pas le droit d'essayer un autre domaine, puisque dans celui-ci il est apte. Après un entretien, il se voit royalement proposer 3 offres d'emploi dans ce domaine là. Sous peine d'être radié, il est obligé d'y répondre. Un-e brave conseiller-ère peut même téléphoner pour prendre rendez-vous avec l'employeur ! C'est ce qui s'appelle l'accompagnement pour l'ANPE

Bien sûr, ce ne sont pas les conseillers de la plate forme qui radient, ils transmettent simplement le nom du (de la) récalcitrant-e à l'ANPE adéquate. Le nom est également transmis si le jeune ne se présente pas aux tests, sauf absence dûment motivée.

On peut imaginer plusieurs buts à ces plates-formes :

 Vocation à radiation
 Vocation à patronat
 Vocation à entuber Etc

Les jeunes des missions locales ont entre 16 et 26 ans. Que les "adultes" de + de 26 ans ne croient pas avoir échappé à ces plates-formes, il se peut que demain, eux aussi puissent les "utiliser" !

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Mercredi 17 mai 2006
4 mois fermes pour héberger des sans-papiers !!!!

Un menuisier tunisien vient d'écoper de quatre mois de prison ferme pour avoir hébergé deux amis d'enfance qui se trouvent être en situation irrégulière. Solidarité !
Le tribunal correctionnel de Nice a condamné à quatre mois de prison ferme Larbi Sassi, pour avoir hébergé deux sans papiers natifs du même village que lui. Le fait qu'il fournisse à ses amis d'enfance des attestations d'hébergement - nécessaires à l'obtention d'un titre de séjour - aura certainement coûté très cher à Larbi Sassi. Malgré l'insistance de son avocat sur le fait que le jeune menuisier, "ayant des chantiers en cours", aurait du mal à se relever d'une peine de prison ferme, le verdict est allé dans le sens inverse de ses doléances. Larbi Sassi a été mis sous mandat dès l'annonce de sa peine, dont la lourdeur a semblé beaucoup le surprendre.
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Mercredi 17 mai 2006
LES HORREURS DE NICOLAS SARKOZY ET DE SES COMPARSES


Vu sur Indymedia Paris :


Mariam Sylla et ses deux enfants Mohamed (5 ans et ½) et Aïssata (3 ans) ont été montés de force dans un avion pour le Mali, le samedi 13 mai.

Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, prend depuis quelques semaines la pose de la victime parce que son nom est cité dans une affaire de comptes occultes dont il ne serait pas titulaire. C'est bien triste. Mais on connaît pire. Bien pire. Et qui se produit de son fait.

Mariam Sylla et ses deux enfants Mohamed (5 ans et ½) et Aïssata (3 ans) ont été montés de force dans un avion pour le Mali, le samedi 13 mai. Cette jeune femme vivait en France depuis sept ans. Ses enfants y sont nés. Mariée très jeune, elle avait été victime de violences conjugales qui lui avaient laissé un lourd handicap : elle est pratiquement sourde. Réfugiée à Orléans, elle tentait de se reconstruire. Ses enfants y étaient scolarisés, Mohamed en grande section à l'école maternelle Jolibois à Orléans-La Source, Aïssata en petite section à l'école maternelle Claude Bernard à Orléans-La Source.

Mariam Sylla a été interpellée le jeudi 11 mai, dans l'Eure où elle visitait une amie. Le soir même elle était placée en rétention à Rouen (Oissel) avec ses enfants alors qu'une procédure était en cours pour contester l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière pris par le préfet du Loiret et que l'audience était fixée au 15 mai.

Elle a été expulsée moins de 48 heures, sans que personne ne soit prévenu. La circulaire ministérielle du 31 octobre qui suspend jusqu'à la fin de l'année scolaire la reconduite des parents d'enfants scolarisés à été délibérément ignorée par les préfets et le Cabinet du ministre alerté.

Elle devait être entendue par le juge des libertés et de la détention (JLD) avant son expulsion. Elle ne l'a pas été. Elle devait comparaître au tribunal administratif le 15 mai, pour contester l'APRF pris par la préfecture du Loiret. Il ne lui a pas été permis d'être présente à l'audience. Soumises à l'obligation de faire du chiffre édictée par le ministre de l'Intérieur, les préfectures du Loiret (signataire de l'APRF) et de l'Eure (responsable du placement en rétention) ont ignoré les règles de procédure. Qu'importent les formes, pourvu qu'on ait l'expulsion et les chiffres !

Statuant (en son absence forcée) sur son cas, 15 mai, le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Autrement dit, honteuse sur le fond, l'expulsion de Mariam Sylla et de ses enfants est aussi illégale dans la forme.

Le RESF, les enseignants et les parents d'élèves des écoles où étaient scolarisés Mohamed et Aïssata, tous ceux qui dans ce pays conservent un minimum d'attachement aux valeurs qui devraient fonder la société, exigent le rapatriement de Mariam Sylla et de ses enfants.

Ces événements déshonorent ceux qui en sont responsables. A commencer par le ministre de l'Intérieur, le Premier ministre et le Président de la République qui, par delà les sordides conflits qui les opposent, portent collectivement la responsabilité de ces horreurs, parmi d'autres. Sans compter les hauts fonctionnaires qui y prêtent la main.

Communiqué RESF du 16 mai

Le site RESF : http://www.educationsansfrontieres.org

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Mardi 16 mai 2006

Réamorcer la critique sociale dans l’espace universitaire


Une lutte sociale de fond ne s’organise pas sans moyens d’action adéquats capables de fédérer des personnes autour d’idées et de connaissances.

Ces moyens d’actions trouvent peut-être, en l’état actuel des rapports de force, un sens inouï lorsqu’ils sont dirigés vers des lieux et vers des buts qui sortent de l’ordinaire, c’est-à-dire à des fins qui sont justement extra-ordinaires. Amener les conditions d’une possible prise de conscience sur l’état de déréliction et de délitement social, c’est tenter de mettre en place (publique) les conditions de production d’un autre discours sur le monde social tel qu’il est communément vécu.


L’action « petits déjeuners », menée devant le patio de l’Université Marc Bloch à Strasbourg, remplit ainsi différentes fonctions motrices en mesure de contribuer à ce que se poursuivent, sur d’autres modalités, les luttes sociales entamées depuis près de quatre mois.

D’abord, cette action rend visible, aux yeux des étudiants assourdis et enclavés dans les logiques de réussite individuelle (davantage mises en avant par la réforme LMD), l’expression continue des voix en lutte contre les injures « légales » émises par un gouvernement toujours plus intéressé par les perspectives économiques et discriminatoires que par les réalités humaines. Ensuite, ce lieu convivial ouvert à tous permet de rencontrer, puis d’échanger avec différentes personnes, a priori loin des préoccupations dites politiques, sur les logiques qui nous animent : la volonté profonde de révolutionner un système où la désinformation médiatique renforce les logiques opératoires d’un pouvoir omnipotent et inhumain.

A la table distribuant, à prix libres (pour rompre avec les automatismes de l’économie marchande instituée), cafés, jus d’orange et viennoiseries, est accolée une table de presse, mise à la disposition de tous, qui offre ainsi la possibilité de discuter les informations tout en proposant (par le biais de tracts, de synthèses de textes juridiques, etc.) d’autres visions critiques sur ces questions d’une actualité toujours manipulée.

Enfin, point d’ancrage minimum d’une activité engagée, ces petits déjeuners manifestes, en réinvestissant l’espace public pour fédérer des consciences nouvelles à d’autres fins que celles auxquelles les confinaient les orientations premières des normes urbanistiques implicites, sont autant d’occasions d’organiser plus précisément les divers moments de l’activité militante de la journée (Assemblée Générale, réunions des commissions, actions diverses, etc.).


On le constate, les étudiants impliqués dans le mouvement de lutte ne sont ni les « fumistes » ni les « dilettantes » fustigés par les hommes politiques et la majorité des médias. Ce sont, au contraire, des personnes ayant une haute conscience des aberrations « légales » (votes de textes de lois iniques, répression policière abusive, etc.) qui se déroulent sous leurs yeux ; des gens qui se lèvent tôt, qui lisent et relisent les rapports officiels et les textes produits par l’Assemblée Nationale, qui tâchent, pendant une grande partie de la journée, de forger des savoirs critiques, bref, des personnes qui, luttant contre le défaitisme ambiant et avec les quelques moyens dont ils disposent, partagent les revenus de leur maigre condition sans être payés en retour, sinon par la puissante conviction d’avoir raison de mener une action réellement politique.


N.B. Dans l’esprit de l’action « petits déjeuners », la coordination de Strasbourg contre la précarité organise, mercredi le 17 mai 2006 à 15 h. place Kléber à Strasbourg, un « goûter » avec lâcher de ballons et surprises diverses à la clef.



Coordination de Strasbourg contre la précarité

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Mardi 16 mai 2006
Communication d'Aix à propos du processus de consultation de Matignon pour "moderniser" l'université française


  La coordination des étudiants d’Aix tient à exprimer son désaccord avec les modalités du processus de consultation, mis en place à Matignon dans le but de « moderniser » l’université française en la rapprochant du monde du travail. Ce processus étant présenté par le gouvernement comme la réponse à la mobilisation des étudiants de ce printemps. Les étudiants en sont tenus le plus possible à l’écart par le choix des horaires, des lieux et du manque d’information concernant ces réunions. De plus la présence massive de chefs d’entreprises orientera, inévitablement ,cette consultation vers un appel à la fermeture des filières «non
productives » ,qui se concentrent dans les facultés de Lettres déjà fortement défavorisées du point de vue du financement public (sociologie, philosophie et autres…).
  La coordination dénonce donc ce genre de pratiques dont le seul objectif est la privatisation du savoir et le désengagement de l’état de son rôle d’éducateur
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Mardi 16 mai 2006
Pétition nationale
Nous les prenons sous notre protection !



Venez la signer en AG!!


Appel du Réseau Éducation Sans Frontières - www.educationsansfrontieres.org

Pour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne
marquera pas le début des vacances d’été, mais bien le
commencement d’un calvaire. En effet, à cette date, le sursis que

M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans papiers
scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera. Suspendues
parce que les mobilisations d’écoles et de lycées se multipliaient,
les expulsions reprendront.
Ainsi, en guise de vacances, des milliers de jeunes et d’enfants
joueront aux fugitifs, en vrai, avec ou sans leurs parents, guettant
les bruits de pas à l’heure du laitier, tremblant à la vue d’un
uniforme et vivant dans la hantise de perdre à jamais leur école,
leurs enseignants, leurs copains. S’ils sont arrêtés, le grand jeu de
leur été sera un petit rôle dans un film policier sordide :
l’interpellation, seul ou en famille, les parents rudoyés, 48 heures
de garde à vue dans une cellule de commissariat puis deux ou
quatre semaines en rétention, crasse, bruit, violence et promiscuité
assurés, et, pour finir, un aller-simple vers un pays qu’ils ne
connaissent pas ou plus, dont certains ne parlent pas (ou plus) la
langue, papa-maman menottés, entravés comme des bêtes et
attachés à leurs sièges.

A l’arrivée, ce sera pour la plupart l’extrême misère : pas de
logement ou le bidonville, pas de travail et pas d’espoir d’en
trouver. Des persécutions, parfois les plus atroces, contre ceux que
la France a débouté du droit d’asile. Ils paieront pour les raisons
pour lesquelles ils avaient fui et certains pour avoir dénoncé leurs
tortionnaires à l’étranger. Pour les enfants, pas d’école, dans des
pays où la scolarisation est un luxe. C’est ce gâchis qui se cache

derrière les chiffres records d’expulsions annoncés avec satisfaction
par le ministre de l’Intérieur : des milliers de vies propulsées dans
l’indigence et parfois achevées sous la torture !

Nous ne laisserons pas détruire la vie de ces enfants, de ces
adolescents et de leurs parents. Ils sont nos élèves, les copains de
nos élèves ou de nos enfants. Ils ont commencé d’étudier dans ce
pays, ils en parlent la langue, ils ont les mêmes joies et, hélas, des
soucis bien plus grands que les camarades de leur âge. S’ils décident
(ou, pour les plus jeunes, si leurs parents décident) d’échapper à
une expulsion honteuse, nous les y aiderons comme nous avons aidé
Rachel et Jonathan à Sens, Samuel à Pau, Ming et Wei-Ying à Evreux.
Nous sommes solidaires de ceux qui les accueilleraient. S’ils
demandent asile, nous ne fermerons pas notre porte.

Cela contrevient aux lois en vigueur. Mais l’enseignement que nous
avons à dispenser à nos élèves ou l’éducation que nous devons à nos
enfants ne peut pas être l’exemple de la soumission à un ordre
injuste. Chacun a en mémoire les épisodes où face à des
persécutions insupportables, chacun a dû faire des choix. Et où ne
pas choisir était choisir de laisser faire. Et pas seulement dans les
périodes de dictature. Rosa Parks, emprisonnée à Atlanta en 1955
pour avoir enfreint les lois ségrégationnistes aurait-elle dû se
soumettre au prétexte que ces lois avaient été
« démocratiquement » prises ? Le général Paris de la Bollardière,
mis aux arrêts pour avoir dénoncé les tortures de l’armée française
en Algérie, aurait-il dû se taire parce que la France était une
démocratie ?

Nous ne laisserons pas se commettre des infamies en notre nom.

Le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents tombera. Des milliers
d’enfants, de jeunes et leurs familles risquent l’expulsion en masse, verront leur avenir et leur
vie même anéantis. Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom. Chacun avec les
moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre
protection. S’ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les
hébergerons et les nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police.
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Mardi 16 mai 2006
Pourquoi nous manifesterons contre l'inauguration
de Minatec à Grenoble le 1er juin 2006

A Grenoble depuis des années, l'université, la recherche, l'industrie et l'armée investissent dans les nanotechnologies,
pour doper la croissance et "révolutionner nos vies". Nous refusons ce nouveau désastre techno-industriel.

Contre l'invasion des mouchards électroniques


Puces à radio-fréquence lisible à distance (RFID) dans tous
les objets quotidiens et les papiers d'identité, sous la peau
des animaux et des hommes ; micro-capteurs disséminés
dans l'environnement et sur les personnes ; poussières de
surveillance ("smart dust") ; capteurs biométriques ;
caméras "intelligentes" : ces outils de surveillance sont
conçus dans les laboratoires grenoblois. Bientôt nous ne
pourrons plus faire un pas, dire un mot, acheter un produit
sans être tracés et fichés. Un monde totalitaire où l'idée
même de contestation sera obsolète.

Nous ne voulons ni des OGM ni des OAM (Organismes
atomiquement modifiés)


Après les manipulations génétiques, les manipulations
atomiques : les nanotechnologies s'attaquent à notre
alimentation et à l'agriculture. Des chercheurs utilisent les
nanoparticules pour introduire de l'ADN étranger dans les
cellules de végétaux et produire des protéines aux
caractéristiques nouvelles. Les agriculteurs sont bientôt
contraints d'utiliser pesticides nano-encapsulés,
nanoparticules vétérinaires, capteurs moléculaires, et de
pucer leurs animaux. On sait pourtant produire de la
nourriture saine avec des méthodes simples. L'industrie une
fois de plus s'emploie à nous l'interdire.

Nous refusons la gadgetterie électronique


Outre les nanomatériaux et les nanoparticules, l'industrie
compte sur les "objets communicants" pour doper ses
ventes. Stylos, frigos, vêtements, électro-ménager,
téléphones : tous les objets seront connectés. On appelle
ça "l'intelligence ambiante". Un concept marketing pour
nous faire consommer toujours plus de gadgets inutiles,
polluants à fabriquer et à éliminer. Vous n'en avez pas
besoin ? Si, répondent les "sociologues des usages" de
l'IDEAS Lab à Minatec, payés pour nous faire gober la
pacotille nano-fashion.

Contre les nanoparticules, "amiante bis"

Faites inhaler des nanotubes de carbone à des rats : leurs
poumons ressemblent à ceux des victimes de l'amiante.
Faites nager des perches dans un bain de fullerènes : elles
développent de multiples anomalies cellulaires. Les
nanoparticules sont déjà dans les crèmes solaires, les
verres auto-nettoyants ou certains pneus. Des toxicologues
ont montré que leur petite taille leur permet de circuler
partout dans le corps, à travers la peau, le sang ou la
barrière de protection du cerveau. A votre avis, pourquoi les
assureurs refusent-ils d'assurer les risques sanitaires et
environnementaux des nano ?

Nous refusons (aussi) les armes du futur

Les nanotechnologies servent aussi à faire la guerre. La
Délégation générale pour l'armement a signé un accord
avec le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), qui lui
donne accès aux dernières avancées de Minatec, lui permet
de choisir des sujets de thèse et d'orienter les recherches.
Déjà les chercheurs conçoivent obus "intelligents", microdrones, textiles camoufleurs et communicants, capteurs
chimiques et biologiques, micro-sources d'énergie, armes à
visée infrarouge, micro-capsules pour produits toxiques,
exo-squelettes, et autres outils de mort.

Nous ne voulons pas de l'homme-machine

Nous refusons le projet des "technologies convergentes"
(biotech, nanotech, informatique et sciences cognitives) qui
prétend créer une race d'hommes "améliorés" à l'aide
d'implants et de prothèses électroniques, et qui aboutira
beaucoup plus sûrement à l'automatisation de l'espèce
humaine : des robots.

Nous refusons le règne du CEA-Minatec sur la région grenobloise

Pour attirer à Grenoble les chercheurs, créateurs de startup, ingénieurs, convoités par nos élus, la ville et ses
habitants sont priés de s'adapter. Destruction des vieux
quartiers pour construire des résidences de standing,
éviction des classes populaires, explosion du prix des
logements, urbanisation massive, politique de prestige.
D'après un élu ravi, "C'est la tyrannie de la réussite, les
pauvres cèdent la place aux riches".

Les collectivités – c'est-à-dire nous – financent
l'investissement (115 M¤ de fonds publics sur les 193 de
Minatec) pour le profit des entreprises privées. Ils décident
pour nous, nous payons pour eux.

Nous refusons la dictature du système technicien


"Les nanotechnologies vont révolutionner nos vies",

promettent chercheurs et industriels, comme ils l'ont déjà
fait pour les OGM et le nucléaire. Sommes-nous jamais
consultés ? Si révolution il y a, elle se fera contre nous.
Pour exemple : Minatec, initié par le CEA en 1998 et
approuvé par la Métro en 2000, a été décidé dans le secret
des réunions du techno-gratin, sans jamais consulter les
Grenoblois. Ce n'est qu'en juin 2005, pour répondre à la
contestation, que la Métro a organisé un talk show
"Sciences et Démocratie" destiné à nous faire accepter des
décisions déjà prises.
Fermez Minatec.

Grenoble, février 2006
Opposition Grenobloise aux Nécrotechnologies


Après le nucléaire et les OGM,
Si nous ne nous occupons pas des nanotechnologies,
elles s'occuperont de nous !



Sommes-nous résignés à la surveillance permanente, omniprésente et sournoise ? A être tracés dans nos
achats, nos déplacements, nos activités, nos contacts - dans les moindres aspects de notre vie sociale et
quotidienne ?

Acceptons-nous une vie sous contrôle électronique via les puces communiquant par radio, les mini-capteurs, les
systèmes biométriques, les caméras "intelligentes", les implants sous-cutanés, les poussières de surveillance, les
objets espions ?
C'est à Grenoble le 1er juin 2006 que le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et l'Institut national polytechnique
de Grenoble (INPG) inaugurent Minatec, "premier pôle européen pour les nanotechnologies". C'est de leurs
laboratoires associés dans ce nouveau centre que sortent -et sortiront plus encore -les outils du contrôle
technologique.

Sommes-nous prêts à avaler les Organismes Atomiquement Modifiés, les nanoparticules toxiques, l'invasion de
camelote électronique aliénante ? Après la vache folle, les OGM, l'amiante, les pesticides, la radioactivité ou AZF,
nous savons à quels désastres nous ont conduits les récents sauts technologiques et les changements politiques qui
les ont accompagnés. Le développement de l'industrie technologique va de pair avec le renforcement de la misère
sociale et la dégradation de la santé (cancers, allergies, stérilité).
Les nanotechnologies développées à Minatec manipulent la matière (le vivant et l'inerte) à l'échelle de l'atome.
Comme un jeu de Lego, elles créent de nouveaux matériaux et de nouvelles molécules. A cette échelle, elles
réunissent physique nucléaire, biologie moléculaire, chimie et informatique, pour préparer nos fléaux futurs. Elles
sont la nouvelle guerre éclair que la techno-industrie mène au vivant.

Les nanotechnologies nous sont imposées comme le furent le nucléaire et les OGM. Même despotisme, mêmes
maux engendrés, même crainte de leurs promoteurs à l'égard de nos refus et légitime défiance.

Alors, pourquoi nos décideurs applaudissent-ils à l'inauguration de Minatec ? C'est qu'en 2006, fabriquer et vendre
des machines-à-aliéner (téléphonie, portails d'ambiance, domotique), des machines-à-contrôler, et des machines-àtuer (armes "intelligentes", robots de combat, etc) cela rapporte et crée de l'emploi.

S'il nous reste quelque dignité, quelque conscience politique et historique, le moindre instinct de révolte,
refusons Minatec et les nanotechnologies. Au nom du coeur et de la raison, refusons la fuite en avant
technologique et la destruction écologique ; la course aux profits et à l'emploi ; le nanomonde totalitaire.

FERMEZ MINATEC ! VIDEZ LES LABORATOIRES !

LE 1er JUIN 2006, TOUTES ET TOUS A GRENOBLE
CONTRE L'INAUGURATION DE MINATEC
Opposition Grenobloise aux Nécrotechnologies

http://ogn.ouvaton.org - contact : ogn@ouvaton.org
Soutien financier bienvenu par chèque à l'ordre de FRA-K, 15 rue Georges Jacquet – 38000 Grenoble
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Mardi 16 mai 2006

Assemblée générale du 16 mai 2006

Amphi 1 et 3, Jardin du patio

 

 

Nombre de personnes présentes : environ 30…

 

Tribune : *****, *****, *****, *****

 

Annonces :

-         Démission d'****** de la tribune. ***** se présente pour la remplacer.

-         Réunion MJS au Chariot le mercredi 17 à 18 h. Mission mettre le bordel.

-         Réunion d’ATTAC Jeudi 18, place des Orphelins (maison des associations) à 20 h.

-         Repas place St Etienne contre les lois sécuritaires vendredi soir.

-         Concert au Molodoï à l’initiative du collectif « Unis contre l’immigration jetable ».

-         Concert organisé par ***** (anciennement à la commission tract) au Molodoï le 1er juin.

 

Bilan commissions :

-         Trésorerie: 5,38 euros du petit-dèj

-         Répression : rien

-         Tractage : proposition à l’AG de deux tracts réalisés par Yves

-         Internationale : Bilan de la manifestation du 11 mai lancée par Madrid : bien suivie en Espagne, manif’ à Londres, la mobilisation continue en Allemagne et en France.

-         Presse : « comment utiliser les communiqués de presse ? » Chacun est libre de le transmettre aux médias comme il le veut.

                          Textes proposés par la commission :sur le petit-dèj et l’AG unitaire du 11 mai, place
                           Kléber. A entraîner débat sur la citoyenneté. Vote sur les textes : adoptés.

 

Débats :

-                        -     Questions : « AG ou réunion ? », « A quelle fréquence ? », « Remise en cause du

                        financement par les syndicats. » Pas de réponses claires et pas de votes.

-                        - Débat sur la citoyenneté : notre mouvement est-il citoyen ou non ? Remise en cause de la

                    citoyenneté. Différents points de vue défendus dans le mouvement. Une très large majorité

                    donne une réponse négative au mouvement citoyen. Plutôt un mouvement de lutte.

-                     -    « Notre action est-elle politique ? ». Débat sur le terme « politique » et sur sa définition au

                    sens strict et au sens large. Étant donné notre plate-forme, il semble évident que notre       

                    mouvement est politique puisqu’il n’est pas que social ni qu’économique.

-                    - Proposition de revendication nationale : que les lois ne soient pas débattues et votées par

                l’Assemblée Nationale et le Sénat pendant la période estivale.

-                 Repoussée au lendemain.

 

 

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Mardi 16 mai 2006

Chaque enfant est différent…

Mais pour combien de temps ?



Nos enfants sont uniques, ils évoluent à leur propre rythme, et nous aussi… Nous devons grandir avec eux, nous adapter à leur personnalité, à leur capacité, à leur spontanéité !


Lequel d’entre nous pourrait donner une définition précise du rôle de parent et du comportement type d’un enfant…?


Personne ? Détrompez-vous !


Nos gouvernants ont apparemment trouvé les réponses à nos questionnements de parents : une politique de dépistage des troubles de conduites, prônée à travers différents rapports « scientifiques », d’où découlent plusieurs lois dont la petite dernière :


« Le projet de loi sur la protection de l’enfance ».


Relayée par les médias, le gouvernement tente de la présenter comme une solution à la maltraitance…Or, dans cette réforme, le mot maltraitance (et ses différentes formes conjuguées) est systématiquement remplacé par ces expressions plus subjectives : « mineur en danger ou qui risque de l’être ».


Comment seront définies et évaluées les notions de « danger » ou de « risque » ?


Pour trouver un début de réponse, il faut savoir que ce projet de loi reprend implicitement l’idée de dépistage précoce (dès 3 ans !) de la délinquance, présentée dans le rapport de l’INSERM, qui définit ainsi les troubles de la conduites :


« Conduites agressives envers des personnes ou des animaux »

= tirer la queue du chat ?

« Destruction de biens matériels sans agression physique »

= destruction quotidienne de jouets ?

« Fraudes ou vols »

= prendre la gâteau dans la main de sa petite sœur ?

« Violations graves de règles établies »

= oublier de dire merci ou parler trop fort dans le bus ?

Cela peut paraître difficile à croire mais ce sont bien ces termes qui servent de base aux lois déjà mises en place ou qui vont l’être très prochainement :


  • Évaluation permanente de nos enfants et de nos « bonnes pratiques parentales »,

  • Fichage informatique des enfants au niveau national,

  • levée du secret professionnel pour les professeurs des écoles, les travailleurs sociaux, les psychologues…voire les médecins,

  • programme de prévention : évaluation des compétences parentales dès la grossesse (4ème mois),

  • mise en place de « contrat parental » avec à la clé suppression des allocations familiales,

  • dès 6 ans : traitement pharmacologique pour les enfants « trop turbulents » (antipsychotiques, régulateurs de l’humeur...)

  • etc.




Si vous voulez en savoir plus,

nous vous donnons rendez-vous

pour un goûter avec vos enfants,

le mercredi 17 mai 2006 à 15 H, place Kléber.



La Coordination de Strasbourg contre la Précarité est née du mouvement général de contestations de ces dernier mois, et la mobilisation continue même si les médias et le gouvernement tentent de l’étouffer.


Que nous soyons lycéens, étudiants, salariés, précaires, retraités, parents et futurs parents, nous sommes tous concernés par les lois relatives à l’enfance :


Nous avons le devoir de nous informer et le droit de dire non !



Qui est prêt à accepter de se plier

à un code unique des règles éducatives que des politiques nous imposent ?

 

La Coordination de Strasbourg contre la Précarité


Ne pas jeter sur la voie publique

 

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Tracts
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Mardi 16 mai 2006
dossier de presse
Paris, le 22 septembre 2005


Trouble des conduites
chez l’enfant et l’adolescent

Une expertise collective de l’Inserm


Oppositions, désobéissance et colères répétées, agressivité chez l'enfant, coups, blessures
dégradations, fraudes et vols chez l'adolescent : ces différents comportements caractérisent
le trouble des conduites. Considéré au plan clinique comme un facteur de risque de
délinquance sur lequel on peut agir, ce trouble des conduites ne doit cependant pas être
confondu avec la délinquance qui est un concept légal dont l’appréciation dépend des
pratiques policières ou judiciaires en cours.

Le dépistage, la prévention et la prise en charge médicale du trouble des conduites restent
insuffisants en France en regard de ses conséquences (risque de mort prématurée, troubles
associés…) et du coût pour la société (instabilité professionnelle, délinquance, criminalité…).

Afin d’aider à mieux définir les actions nécessaires en santé publique et en recherche, la
Canam (Caisse nationale d’assurance-maladie des professions indépendantes) a sollicité
l’Inserm pour réaliser, selon la procédure d’expertise collective, un bilan des connaissances
scientifiques et médicales sur le trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent1.

Quelle est la prévalence de ce trouble et la fréquence des troubles associés ? Quels sont les
facteurs de risque périnatals ? Comment interagissent les susceptibilités génétiques, le
tempérament, la personnalité avec l’environnement familial et social ? Comment dépister et
prévenir précocement ce trouble et quelles sont les thérapies efficaces ?

Autant de questions auxquelles le groupe d’experts réuni par l’Inserm, et associant des
compétences dans les domaines de la psychiatrie, psychologie, épidémiologie, sciences
cognitives, génétique, neurobiologie et éthologie a tenté de répondre, grâce à une analyse
critique approfondie des données nationales et internationales.

1 Ce travail vient compléter l’expertise collective sur les troubles mentaux publiée en 2002 et réalisée à
la demande de ce même organisme.


Mieux connaître le trouble des conduites et les troubles associés

Le trouble des conduites s’exprime par un comportement au cours duquel sont
transgressées les règles sociales ; il se situe à l’intersection de la psychiatrie, du domaine
social et de la justice.

Les classifications internationales caractérisent le trouble des conduites comme un trouble
mental accompagné de différents symptômes.

.
Symptômes du trouble des conduites
Les symptômes du trouble des conduites se classent en quatre catégories :
-Conduites agressives envers des personnes ou des animaux
-Destruction de biens matériels sans agression physique
-Fraudes ou vols
-Violations graves de règles établies
Source : DSM-IV -Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders .
Contrairement à l’idée reçue, le trouble des conduites ne se manifeste pas uniquement à
l’adolescence mais également chez l'enfant, avec une forte stabilité du trouble dans le
temps. Ainsi les 2/3 des enfants présentant un trouble des conduites répondent toujours aux
critères diagnostics à l'adolescence.

Au cours du développement de l’enfant, ces symptômes s’expriment à la maison, à l’école
ou à l’extérieur, de manière spécifique selon l’âge de l’enfant et de l’adolescent. Ils doivent
être différenciés des conduites normales. Ainsi, les manifestations telles que les agressions
physiques, les mensonges ou les vols d’objets, relativement fréquentes chez le petit enfant,
ne deviennent « anormales » que si elles sont très fréquentes et perdurent au-delà de l’âge
de 4 ans.

Le groupe d’experts recommande que les professionnels de santé puissent prendre
connaissance des critères définissant le trouble des conduites à travers la formation initiale
et la formation continue. Les intervenants dans les services de protection maternelle et
infantile (PMI), les centres médico-psychologiques (CMP) et les centres médico-psychopédagogiques (CMPP), les services de l’aide éducative (AEMO) et le personnel médical de
l’Education nationale doivent être formés à la reconnaissance des symptômes du trouble des
conduites.

Au cours de son évolution, le trouble des conduites peut s’exprimer par des actes de
délinquance qui amènent l’enfant ou l’adolescent à être confronté au système judiciaire.

Le groupe d’experts recommande de favoriser les échanges entre les professionnels
de santé, les juges pour enfants et les juges aux affaires familiales pour une meilleure
information sur les caractéristiques du trouble des conduites.

.
Troubles associés
L’une des pathologies psychiatriques les plus fréquemment associées au trouble des
conduites est le trouble déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH). Certaines études
épidémiologiques soulignent une continuité entre le TDAH de l’enfant et le trouble des
conduites apparaissant à l’adolescence. Le trouble oppositionnel avec provocation (TOP),
ensemble de comportements hostiles ou provocateurs, est également fréquemment associé
au trouble des conduites. Il est parfois même considéré comme un précurseur.

2



D’autres troubles mentaux tels que les troubles dépressifs ou anxieux peuvent être associés
au trouble des conduites. Un trouble dépressif pourrait intervenir dans la sévérité du trouble
des conduites et augmenterait le passage à l’acte suicidaire. Inversement, on observe un
effet modérateur des troubles anxieux sur la sévérité du trouble des conduites ainsi que sur
le fonctionnement antisocial. Cet effet bénéfique semble toutefois disparaître dans les
formes sévères du trouble des conduites, notamment celles retrouvées en population
carcérale.

L’usage de substances psychoactives est très souvent associé au trouble des conduites. La
précocité et la sévérité du trouble des conduites jouent un rôle déterminant dans l’initiation et
le maintien des conduites d’abus. Inversement, l’initiation précoce aux substances
psychoactives joue également un rôle significatif dans la sévérité du trouble des conduites.

.
Prévalence
Selon les classifications utilisées pour établir les diagnostics psychiatriques, les études de
prévalence distinguent généralement le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) et le
trouble des conduites proprement dit dont on peut isoler une forme agressive et une forme
non agressive.

Prévalences du trouble oppositionnel avec provocation et du trouble des conduites

Enfant (5-12 ans) Adolescent (13-18 ans)
Filles (%) Garçons
(%)
Total (%) Filles (%) Garçons (%) Total (%)
Trouble oppositionnel
avec provocation
2-3 4-5 3-4 1-2 2-4 1-3
Trouble des conduites 0-3 1-2 2 2-5 5-9 3-9
-Forme agressive --<1 0 4 1-2
-Forme non agressive --1-2 --4-6
D’après les études internationales, on estime la prévalence du trouble des conduites à 5-9 %
chez les garçons de 15 ans en population générale. Chez les filles, la prévalence est plus
faible et les formes agressives sont très rares.

Les études réalisées dans des populations ayant commis des actes de délinquance montrent
chez les garçons des prévalences de 30 à 60% pour le trouble des conduites. Chez les filles,
les études, moins nombreuses, indiquent des prévalences équivalentes à celles des
garçons.

Compte tenu du problème de santé publique et du coût pour la société, connaître la
prévalence en France est indispensable pour définir des politiques de prévention et de prise
en charge cohérentes et efficaces.

Le groupe d’experts recommande de développer une étude épidémiologique auprès
d’un échantillon représentatif des enfants et adolescents en France. Cette étude
devrait permettre d’estimer la prévalence du trouble et de ses différents symptômes
(conduites agressives, destructions de matériels, fraude, violations de règles) selon
l’âge, le sexe et les troubles associés. Le groupe d’experts recommande de réaliser
également des études ciblées sur des populations à haut risque (milieu carcéral,
éducation spécialisée, zones urbaines sensibles…).

.
Âge de survenue et sévérité du trouble
Il est maintenant reconnu que les comportements d’opposition et d’agressivité s’expriment
normalement au cours de la petite enfance chez la plupart des enfants. Ces pratiques

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prédominent jusqu’aux environs de la quatrième année puis tendent à se normaliser chez la
très grande majorité des enfants.

Les sujets qui ont un trouble des conduites à début précoce (avant 10 ans) manifestent un
niveau élevé d’agressivité physique durant toute leur l’enfance. Ce sont le plus souvent des
garçons qui risquent de développer un trouble de la personnalité à l’âge adulte. Les sujets
qui ont un trouble des conduites à début tardif (après 10 ans) n’ont généralement pas
présenté ce niveau élevé d’agressivité physique au moment de l’enfance. Ils sont à faible
risque de trouble de la personnalité à l’âge adulte.

Pourquoi certains enfants conservent-ils un comportement agressif et antisocial ? Le
groupe d’experts recommande d’étudier en France une cohorte d’enfants de la
période anté-natale à l’adolescence pour appréhender les effets des événements
précoces, la transformation des symptômes au cours du développement, l’apparition
des troubles associés et l’impact de ces troubles sur l’adaptation sociale.

Identifier les facteurs de risque

.
Rôle de la période prénatale et périnatale
Différents événements au cours de la période prénatale puis périnatale ont été identifiés
comme facteurs susceptibles d’augmenter le risque de survenue ultérieure d’un trouble des
conduites. Toutefois, il semble probable que l’influence de ces événements précoces soit
peu spécifique et que l’interaction avec d’autres facteurs de risque, tels que les facteurs
génétiques, détermine le type de trouble.

Les facteurs empiriquement associés au trouble des conduites sont : antécédents familiaux
de trouble des conduites, criminalité au sein de la famille, mère très jeune, consommation de
substances psychoactives pendant la grossesse, faible poids de naissance, complications
autour de la naissance...

Le groupe d’experts recommande un repérage des familles présentant ces facteurs de
risque au cours de la surveillance médicale de la grossesse. Il préconise de
promouvoir la rencontre au sein des maternités de différents professionnels
concernés par la prévention pour aborder avec les parents les soins nécessaires à
l’enfant.

.
Facteurs génétiques
Dans le trouble des conduites comme dans toute pathologie multifactorielle, les facteurs
génétiques augmentent un risque, modifient l’expression d’un trouble, et sont à appréhender
dans une dynamique d’interactions avec les autres facteurs de risque. Les études
épidémiologiques permettent d’évaluer la part de la susceptibilité génétique et la part
environnementale spécifiques au trouble des conduites, au trouble oppositionnel avec
provocation (TOP) et au trouble déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH).

Le premier indice révélant l’existence d’un facteur héréditaire dans la transmission d’un
trouble chez l’enfant est l’augmentation du risque chez les apparentés d’un sujet atteint.
Ainsi, le fait d’être apparenté à un enfant hyperactif augmente le risque de présenter un
troubles des conduites et un TOP. Ceci suggère bien une base étiologique commune à ces
trois troubles.

Les études qui permettent le mieux d’évaluer l’héritabilité du trouble des conduites, c’est-àdire la part relative des facteurs génétique en cause, sont les études de jumeaux et les
études d’adoption. L’héritabilité pour le trouble des conduites et le TOP est de l’ordre de
50 %, contre 75% pour le TDAH. Au sein des symptômes du trouble des conduites, les
conduites d’agression physique sont les plus héritables. La recherche des gènes de

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vulnérabilité est encore balbutiante et les résultats des études sont très hétérogènes. Les
études les plus concluantes mettent en évidence des associations spécifiques entre certains
gènes de récepteurs dopaminergiques et le TDAH associé au trouble des conduites ou le
TOP associé à l’abus de substance psychoactive.

Actuellement, se développent des études qui prennent en compte les interactions gènes-
environnement (événements de vie par exemple) dans la génétique du trouble des
conduites.

Le groupe d’experts recommande de poursuivre ces études pour comprendre
comment les facteurs génétiques communs au trouble des conduites, au TDAH et au
TOP interagissent avec des facteurs environnementaux spécifiques à chacun des
troubles.

.
Tempérament et personnalité
Des facteurs individuels comme le tempérament et la personnalité peuvent être impliqués
dans l’apparition, le maintien et la sévérité du trouble des conduites. L’agressivité, l’indocilité,
et le faible contrôle émotionnel pendant l’enfance ont été décrits comme prédictifs d’un
trouble des conduites à l’adolescence, indépendamment du contexte familial et des pairs.
L’impulsivité, qui freine la mise en place des processus de socialisation, se retrouve dans les
formes sévères de trouble des conduites.

Un profil combinant une forte « recherche de nouveauté », une absence de fatigabilité ou de
timidité et un faible niveau de maturité individuelle pourrait caractériser spécifiquement le
trouble des conduites.

Des traits de caractère tels que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le
cynisme, l’agressivité sont mentionnés comme associés à la précocité des agressions, la
persistance du trouble à l’adolescence et à une personnalité antisociale à l’âge adulte.

Une incompatibilité trop importante entre le tempérament de l’enfant (impulsivité, faibles
capacités d’inhibition) et les exigences de son entourage se manifestant par un style éducatif
inadapté (permissif, coercitif…) pourrait contribuer au développement d’un trouble des
conduites.

Le groupe d’experts recommande d’étudier l’influence de l’attitude parentale face au
tempérament de l’enfant, dans l’apparition du trouble des conduites, de même que le
rôle, en amont, de l’attachement précoce aux deux parents.

.
Facteurs environnementaux
Différents facteurs en lien avec la famille ou l’environnement psychosocial sont associés au
risque de trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent.

Plusieurs études ont rapporté un lien entre la présence d’un trouble des conduites chez
l’enfant et l’existence d’une personnalité antisociale chez les parents. Les enfants dont les
pères avaient à la fois une dépendance, en particulier à l’alcool, et une personnalité
antisociale présentaient un risque élevé de trouble des conduites et de trouble déficit de
l’attention/hyperactivité (TDAH).

Un certain nombre d’études rapportent également l’influence d’autres troubles mentaux chez
les parents, qu’il s’agisse des troubles du comportement du père, de la mère ou du couple,
de la dépression maternelle post-partum, ou de toxicomanies.

De nombreux auteurs s’accordent à dire que les comportements agressifs et violents
rencontrés dans les milieux précaires dépendent de la coexistence de plusieurs facteurs de
risque. La fréquentation de pairs délinquants multiplie par deux le risque de persistance de
comportements agressifs et délinquants à l’adolescence. Les enfants entretiennent entre eux
un renforcement de leurs comportements antisociaux, parfois en réponse au rejet de leurs

5



pairs. L’absentéisme, les incivilités à l’école et les situations d’échec scolaire ont été reliés
au trouble des conduites.

Le groupe d’experts recommande d’informer les enseignants sur les différentes
expressions comportementales du trouble des conduites et de les sensibiliser à une
collaboration avec les professionnels de santé pour une intervention plus précoce
auprès des enfants et adolescents.

De très nombreux travaux de recherche ont démontré un lien significatif entre l’exposition à
la violence véhiculée par les médias et les comportements d’agression des jeunes. Les
études récentes confirment que l’exposition à la violence télévisuelle à l’âge de 8 ans est
hautement prédictive de comportements agressifs à long terme. Cette relation est maintenue
indépendamment du quotient intellectuel et du statut socioéconomique des sujets.

Le groupe d’experts souligne l’intérêt d’informer les familles sur les effets
potentiellement néfastes des spectacles télévisés ou des jeux vidéo véhiculant un
contenu violent, et ceci plus particulièrement chez les enfants exprimant déjà des
comportements violents ou une attirance pour ce type de divertissement.

.
Déficits neurocognitifs
Deux types de déficit neurocognitif semblent impliqués dans le trouble des conduites chez
l’enfant et l’adolescent : le déficit des habiletés verbales et le déficit des fonctions exécutives.

Les enfants et adolescents présentant un trouble des conduites se caractérisent par un faible
niveau verbal en regard de leurs autres compétences. Ce déficit représente l’un des facteurs
de risque les plus importants des conduites délinquantes à l’âge adulte. En effet, un mauvais
développement du langage entrave la mise en oeuvre d’une bonne sociabilité, gène la qualité
de la communication et favorise l’expression de réactions défensives de l’enfant. Par ailleurs,
associé à un faible niveau de réussite scolaire (difficulté en lecture et troubles des
apprentissages), il majore les réactions négatives de l’enfant.

Le déficit des fonctions exécutives se traduit par une difficulté à réaliser des tâches dirigées
vers un but et incluant le contrôle de l’attention, la capacité à sélectionner et à élaborer un
plan d’action. Il est signalé chez les enfants présentant un trouble des conduites associé à
des comportements violents.

Le groupe d’experts recommande de rechercher les correspondances entre les
déficits cognitifs et les différents symptômes du trouble des conduites, en fonction de
l’âge et du sexe de l’enfant.

Prévenir, dépister et traiter le trouble des conduites

.
Programmes de prévention
Il existe peu de programmes de prévention portant spécifiquement sur le trouble des
conduites. La plupart vise la prévention de la délinquance, des comportements agressifs ou
de la violence en général. Une vingtaine de programmes développés dans les pays anglosaxons ont montré leur efficacité en terme de baisse de la violence. Le programme peut
s’intéresser à la petite enfance, l’enfance ou l’adolescence en ciblant les parents, les
enfants, les enseignants et en intégrant différentes méthodes. Il peut s’adresser à l’ensemble
de la population ou à un sous-groupe sans facteur de risque identifié, à un groupe
présentant des facteurs de risque familiaux sociaux ou environnementaux ou encore à des
personnes présentant les premiers symptômes du trouble des conduites.

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Méthodes de prévention validées du trouble des conduites durant l’enfance et l’adolescence

Cibles Méthodes de prévention
Jeunes Développement des compétences sociales, cognitives
et émotionnelles
Parents Formation parentale : discipline positive, gestion de la
colère de l’enfant, communication…
Enseignants Formation : enseignement coopératif, résolution de
problèmes, association comportement/récompense…
Environnement Amélioration de l’environnement scolaire
Il existe probablement en France des interventions isolées et ponctuelles s’inscrivant dans le
champ de la prévention des comportements violents mais celles-ci ne sont pas répertoriées
et évaluées.

Le groupe d’experts recommande de recenser les expériences de prévention des
comportements agressifs, antisociaux et de délinquance développés en France et de
les compléter par des méthodes de prévention ayant été validées au niveau
international. À la suite d’expériences pilotes concluantes, les experts préconisent de
généraliser les interventions au sein des structures éducatives existantes (PMI,
crèches, écoles…) en formant le personnel éducatif à ces méthodes de prévention
(puéricultrices, éducateurs, enseignants…).

.
Prévention ciblée sur la petite enfance
Pendant les premières années, la majorité des enfants apprend à développer des
comportements alternatifs à l’agressivité qui est une caractéristique normale de la petite
enfance. Certains enfants conservent toutefois des comportements violents, en relation avec
des facteurs de risque (individuels, familiaux, environnementaux…). Les données les plus
récentes indiquent que ces comportements caractérisant le trouble des conduites s’installent
très tôt au cours du développement de l’enfant.

Des méthodes d’intervention ciblant la petite enfance (0-3 ans) préconisent des visites à
domicile afin de soutenir les parents dans l’apprentissage des soins à donner aux enfants.
Ces interventions qui favorisent le développement des compétences sociales, cognitives et
émotionnelles des enfants ont fait la preuve, dans plusieurs pays, de leur efficacité dans la
prévention de la violence et du trouble des conduites. Les programmes qui commencent
pendant la grossesse et qui se poursuivent jusqu’à la troisième année de l’enfant semblent
les plus efficaces.

Le groupe d’experts recommande de favoriser les interventions dans les familles à
risque, en particulier chez les jeunes mères primipares à faible niveau d’éducation et
en situation de précarité. Alors que la France dispose d’un réseau bien structuré de
services aux jeunes enfants et à leur famille (services de PMI, crèches, écoles
maternelles…), peu de programmes de ce type sont mis en oeuvre aujourd’hui. Ces
structures pourraient être des lieux appropriés pour ces programmes.

.
Dépistage précoce
Les examens de santé en France se déroulent depuis la grossesse jusqu'à l’adolescence
avec des bilans systématiques pour l’enfant (8e jour, 9 mois, 24 mois, 5-6 ans).

Le groupe d’experts recommande d’utiliser le dispositif actuel des bilans de santé et
des examens systématiques de la petite enfance, de l’enfance et de l’adolescence
pour dépister les signes précurseurs de trouble des conduites et identifier les facteurs
de risques familiaux ou environnementaux très précocement, voire dès la grossesse.

Quelques items proposés dans le carnet de santé, adaptés à l’âge pourraient faciliter le

7



repérage d’un tempérament difficile, d’une hyperactivité et des premiers symptômes de
trouble des conduites. Une sensibilisation des puéricultrices, des éducateurs au sens large
et des médecins scolaires permettrait d’orienter les enfants vers une intervention adaptée en
fonction des trajectoires perturbées de développement. Pour les enfants nés dans des
familles présentant des troubles (troubles de la personnalité, toxicomanie,
alcoolodépendance…) le groupe d’experts recommande de mettre en place un suivi
par les services de PMI ou le personnel médical de l’école.

Les adolescents présentant des symptômes de trouble des conduites doivent bénéficier d’un
diagnostic et d’une recherche de troubles associés. Un suivi psychologique et
psychiatrique doit être proposé aux adolescents incarcérés et tout particulièrement à
ceux ayant effectué une tentative de suicide.

.
Diagnostic clinique approfondi
Le diagnostic de trouble des conduites chez l’enfant et l’adolescent nécessite une évaluation
à partir de plusieurs sources d’information (enfants, parents, enseignants…), prenant en
compte l’histoire et le mode de fonctionnement familial. Le trouble doit être évalué
cliniquement du point de vue de sa sévérité et du retentissement du handicap sur le
fonctionnement personnel (physique et psychologique) ainsi que social et scolaire.

Il est nécessaire également d’évaluer les troubles associés : ceux qui sont proches (trouble
oppositionnel avec provocation, trouble déficit de l’attention/hyperactivité…) ou d’autres
troubles mentaux (trouble bipolaire, troubles dépressifs, troubles anxieux, abus et
dépendance aux substances psychoactives).

Le groupe d’experts recommande d’effectuer, chez les enfants et adolescents
présentant des symptômes de trouble des conduites, un diagnostic clinique
rigoureux, à l’aide de plusieurs outils de diagnostic et d’évaluation validés, et en
faisant appel comme informateurs à la fois aux parents, à l’enfant lui-même et aux
différents éducateurs.

Les experts préconisent des évaluations régulières réalisées de préférence par une
équipe pluridisciplinaire, étant donné la variabilité des manifestations
comportementales au cours du développement. Le diagnostic doit guider les
indications pour les stratégies préventives ou de traitement, en fonction des
symptômes identifiés.

.
Prise en charge psychothérapique
La prise en charge du trouble des conduites doit, dans la mesure du possible, associer des
modalités multiples – car complémentaires – de traitement. Les modalités de prise en charge
dites « psychosociales » intègrent des interventions à la fois parentales, concernant l’enfant
lui-même et parfois les enseignants. L’objectif de cette prise en charge est multiple :
développer un système de soutien pour l’ensemble de la famille, limiter les contacts de
l’enfant présentant un trouble des conduites avec des pairs « antisociaux », augmenter le
soutien scolaire et les interactions avec les enseignants. Appliquée à l’enfant ou l’adolescent,
la thérapie consiste à lui apprendre des stratégies de résolution de problèmes grâce à des
jeux de rôles et des mises en situation.

Le groupe d’experts recommande de mettre en oeuvre et d’adapter au contexte
français les approches psychosociales en comparant les effets de différents types de
thérapie.

.
Traitement pharmacologique
Le traitement pharmacologique du trouble des conduites intervient souvent en seconde
intention, sauf situation d’urgence (violence, agressivité…).

8



Il n’existe pas de traitement pharmacologique spécifique, a fortiori curatif du trouble des
conduites. Des traitements peuvent néanmoins être proposés, qui ont pour l’essentiel une
action anti-agressive. Globalement, trois grandes classes thérapeutiques ont été évaluées :
les antipsychotiques, les psychostimulants et les thymorégulateurs. Les antipsychotiques ont
l’avantage d’agir rapidement ; les psychostimulants assurent un meilleur contrôle
comportemental en diminuant l’impulsivité ; les thymorégulateurs sont particulièrement
indiqués lors d’une association à un trouble bipolaire.

Le groupe d’experts recommande de développer de nouveaux essais cliniques avec
des associations de médicaments et de nouvelles molécules.

Les travaux chez l’animal et chez l’homme mettent en évidence que différents
neuromédiateurs (sérotonine, dopamine, GABA, neuropeptides…) sont impliqués dans
l’impulsivité, l’agressivité et le passage à l’acte violent. Les recherches en neurobiologie,
avec l’apport des modèles animaux, permettront de mieux comprendre l’implication de ces
différents systèmes neurobiologiques et d’identifier des molécules susceptibles de réduire
les comportements agressifs et impulsifs grâce à leur action sur les neuromédiateurs.

Qu'est-ce que l'Expertise Collective Inserm?

L'Expertise Collective Inserm a pour objet de faire le point, dans un domaine précis, sur
l'ensemble des connaissances scientifiques et médicales à partir de l'analyse de toute la
littérature scientifique internationale.
Pour répondre à la question posée, l'Inserm réunit un groupe pluridisciplinaire d'experts
reconnus composé de scientifiques et de médecins. Ces experts rassemblent, analysent
les publications scientifiques (plus de 1 000 articles et rapports scientifiques et médicaux
pour cette expertise collective) et en font une synthèse.
Des «lignes forces» sont dégagées et des recommandations élaborées afin d'aider le
commanditaire de l'expertise dans sa prise de décision.

Qui a réalisé cette expertise ?

Groupe d’experts et auteurs

Charles COHEN-SALMON, Vulnérabilité, adaptation et psychopathologie, CNRS UMR 7593,
Centre hospitalier universitaire Pitié Salpêtrière, Paris
Sylvana COTE, École de psychoéducation, Université de Montréal, Canada

Pierre FOURNERET, Institut des Sciences Cognitives, UMR5015, CNRS, UCBL1, Bron
Isabelle GASQUET, Troubles du comportement alimentaire des adolescents, Inserm U669 et
Direction de la Politique Médicale, AP-HP, Paris

Antoine GUEDENEY, Pédopsychiatrie, Centre hospitalier universitaire Bichat-Claude Bernard,

AP-HP Paris VII, Paris
Michel HAMON, Neuropsychopharmacologie, Inserm U677, Centre hospitalier universitaire
Pitié-Salpêtrière, Paris

Béatrice LAMBOY, Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, Saint-Denis

Marie-France LE HEUZEY, Psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent, Hôpital Robert
Debré, Paris
Grégory MICHEL, Département de psychologie, Université François Rabelais, Tours et

Psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent, Hôpital Robert Debré, Paris

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Jean-Philippe RENERIC, Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent,
Centre hospitalier Charles Perrens, Bordeaux

Richard E TREMBLAY, Chaire de recherche du Canada sur le développement de l’enfant,
Université de Montréal, Canada, et Faculté des sciences sociales, Université d’Utrecht,
Pays-Bas

Mathias WOHL, Analyse phénotypique, développementale et génétique des comportements
addictifs, Inserm U675 et Hôpital Louis Mourier, AP-HP Paris VII, Colombes

Ont été auditionnés

Catherine BLATIER, Psychologie clinique et pathologique, Université de Grenoble

Michel BORN, Psychologie de la délinquance et du développement psychosocial, Université
de Liège, Belgique

Marie CHOQUET, Troubles du comportement alimentaire des adolescents, Inserm U669,
Maison des Adolescents, Hôpital Cochin, Paris

Jacques FORTIN, Service d’épidémiologie et de santé publique, Hôpital Calmette, Lille

Laurent MUCCHIELLI, UMR 2190, Centre de recherches sociologiques sur le droit et les
institutions pénales, Guyancourt

Nadine NEULAT-BILLARD, Direction de l’enseignement scolaire, Ministère de l’éducation
nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Paris

Bernard RIBIOLET, Délégation interministérielle à la ville et au développement social urbain,
Saint-Denis La Plaine

Coordination scientifique

Centre d'expertise collective Inserm, Paris, sous la responsabilité de Jeanne ETIEMBLE

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Contact presse Inserm
Anne Mignot
Tél : 01 44 23 60 73
Fax : 01 45 70 76 81
Mél : presse@tolbiac.inserm.fr

Cette expertise collective est publiée sous le titre :

« Troubles des conduites, chez l’enfant et l’adolescent »

Editions Inserm 2005, 430 pages, 48 euros

.
Contact Editions
Brigitte Durrande
Editions Inserm
101, rue de Tolbiac
75654 Paris cedex 13
Tél : 01 44 23 60 78/82
Fax : 01 44 23 60 69
E-mail : durrande@tolbiac.inserm.fr
Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Actualités - France
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