Coordination de Strasbourg
Contre la Précarité



Bonjour à tous !


Nous tenons à nous excuser pour le peu de "productions" et de mises à jour sur notre blog en ce moment : vacances et maintenant préparation de la rentrée obligent ! Mais surtout aussi le travail que crée notre nouveau "bébé" : le site

 http://nologik.free.fr.


Nous ne savons pas encore si nous allons conserver ce blog, et peut-être préfèrer nous concentrer sur le site Nologik : cette décision sera prise en commun à la rentrée.
Pour l'instant, nous allons simplement tenir l'agenda à jour, et bien sûr vous pouvez toujours nous contacter par mail.

En attendant, nous vous invitons à vous rendre sur le site Nologik, et si vous le souhaitez, à vous y inscrire afin de pouvoir participer aux forums, à la rédaction de notre journal "activiste et intergalactique", et tout simplement à la création, l'évolution du site en lui-même !

Merci pour votre visite sur ce blog, rendez-vous sur le site!

Et comme toujours :

Résistance !


La Coordination de Strasbourg contre la Précarité




- Qui sommes-nous?


- Compte-rendus d'AG
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(in english, auf Deutsch, en castellano, in italiano)
- Appels de la Coordination Européenne (in english, auf Deutsch, en castellano, in italiano)

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       - Se protéger sur la toile

 


- Forum


Lundi 15 mai 2006 1 15 05 2006 01:13

A suivre

- festival Bon’art dans le jardin du patio les 19 & 20 mai : vendredi étudiant, samedi tout public

- diffuser les lieux et date des réunions de la commission presse

- il faut un communiqué de presse pour les actions petit dèj

 
Assemblée générale du lundi 15 mai 2006

Patio amphi III (poursuivie dans les jardins pour cause d’exams)

 

Petites nouvelles de France…

-          Lyon II n’est plus bloqué, mais ils servent des plats bio tous les midis (gros succès)

-          Grenoble n’ont pas de problèmes pour bloquer (bâtiment pratique à bloquer + les étudiants sont avec eux)

-          Dijon : 2 personnes motivées, demandent du soutien (pas étonnant…)

-          Voudraient mettre à profit notre situation de capitale européenne (manif…)

 

Le Nouveau Conseil National de la Résistance (NCNR)

 

Collectif Uni-e-s contre l’immigration jetable

-          rassemblement de samedi dernier pas très réussi (30 personnes) à cause de la pluie (nouveau slogan « météo collabo »)

-          réunion mardi soir 19h à LICEP, 43 route du polygone pour préparer les prochaines actions

 

Bilan des commissions

Actions

tous les jours :

petit dèj 8h-12h devant le patio : besoin de volontaires (ça remplit la caisse)

à préparer :

-      17 mai 14h place Kléber : goûter + photo de groupe où on tire la langue + ballons (pas gonflés à l’hélium) avec des messages accrochés

-      19 mai : nuit contre les lois sécuritaires : pique-nique place St Etienne

-      21 mai : action à prévoir en vue du « pique-nique européen »

       propositions

-      intervenir au festival Bon’art les 19 & 20 mai au patio. Un stand aurait été accepté s’il avait été tenu par des étudiants en art mais ceux-ci ne sont plus mobilisés

-      tam-tam devant les prisons (proposition de Montpellier)

       organiser un gros truc

-      manif européenne, à la demande des autres villes françaises (Grenoble et Rennes sont chauds pour aller au parlement)

-      coordination internationale (suite à la coordination allemande à Francfort)

-      profiter du forum social organisé par les syndicats (10 mai) pour organiser une coordination (facilité pour avoir des locaux)

 

       Trésorerie

      136,36 € en caisse + 120 € à se faire rembourser par le syndicat SE-UNSA

 

International

      De plus en plus de visiteurs sur le blog

 

      Répression

-          ***** a le numéro d’un avocat prêt à défendre les victimes de répression

-          Site du collectif lyonnais contre les violences policières : RESISTONS.LAUTRE.NET

 

Tractage

un gros boulot à faire en prévision de l’action de mercredi (loi pour la protection de l’enfance, issue du rapport INSERM)

 

Presse

-          donner les lieu et date des réunions, pour que chacun puisse y assister et participer

-          il faut un communiqué de presse pour les actions petit dèj

-          lecture d’un texte résumant la manière de traiter avec la presse, ce qui a relancé le débat

 

Débat sur la presse

 Et allez, c’est reparti !

 

Débat sur les délégués

Qui recoupe le débat sur la presse (représentativité et tout le tintouin…).

 

Bilan de la coordination nationale allemande à Francfort

            Déroulement

-          fonctionnement très efficace, en groupes de travail suivis de compte-rendu

-          délégation strasbourgeoise très bien accueillie (mouvement anti-CPE…)

Principale revendication

augmentation des tarifs d’inscription à la fac (1000€ dans certains Land, 3000€ pour les étrangers)

Etat de la mobilisation

-          mobilisation nationale rendue difficile par l’autonomie des Land : les lois s’appliquent différemment dans chacun.

-      Mobilisation forte à Hambourg, Francfort (AG de 6000 personnes, 600 personnes pour bloquer une autoroute

       Elan international

-          très motivés pour faire une coordination internationale

-          Fribourg très motivés pour monter des actions communes avec Strasbourg

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Compte-rendus d'AGs
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Dimanche 14 mai 2006 7 14 05 2006 22:38

La mobilisation du 11 mai à Cadiz (Andalousie, Espagne)


 


Le 11 mai dernier (de 2006) a été marqué, bien que peu de médias le font savoir, par la journée européenne de lutte estudiantine. La grève était appelée en Catalogne, au Pays Basque, en Galice, dans la région Valencienne, en Murcie, dans les Asturies, en Andalousie, en Italie, en France, au Danemark et en Allemagne.

A Cadiz, l'Assemblée Contre la Mercantalisation de l'Éducation (ACME), s'est aussi ajoutée à cette journée. Dès 9h du matin, nous, des membres de l'Assemblée du campus de Puerto Real sommes allés d'une classe à une autre, informer et encourager nos camarades à assister à la manifestation à laquelle nous avions appelé à Cadiz, sur la Place de San Antonio, à côté du bâtiment du Rectorat pour montrer notre rejet de cette Convergence européenne.



Outre les passages en cours, nous avons fait plusieurs actions "théâtrales" pour expliquer de manière graphique et ludique à nos camarades les cadeaux du nouvel Espace Européen d'Éducation Supérieure qu'ils nous ont préparé : un défilé de precaires, un programme de cuisine où nous enseignions à préparer cette nouvelle "recette bolognaise" (grâce à une recette fournie par les camarades de Grenade) et une représentation dans laquelle on montrait l'elitisation de l'éducation, l'étudiant riche face au pauvre.


Vers 12h nous avons pris le bus en direction de Cadiz. Une fois là-bas, depuis l'arrêt jusqu'à la Place San Juan de Dios nous avons collé des affiches contre la Convergence européenne, en faisant étape devant la porte du BSCH, où pendant quelques minutes nous avons crié des choses comme : "Nous voulons des Bourses, pas des hypothèques!", "L'Université n'est pas à vendre! Nous voulons des livres, pas des livrets A!", "L'Université n'est pas une de vos succursales!"



Puis nous nous sommes rendus à la place où nous attendaient déjà le reste des camarades de l'Assemblée et un groupe d'étudiants fourni. Une fois là-bas nous avons dévoilé une pancarte sur laquelle on pouvait lire : "Éducation pour tou-te-s. Non à la Convergence européenne. Non à la LOU ". Nous avons joué à nouveau les petites piècettes de théâtre devant les étudiant-e-s qui étaient venus sur la place et qui pendant toute la manifestation ont été très conbati-f-ve-s et animé-e-s.



Avant de nous adresser au Rectorat nous avons récupéré des signatures contre la Convergence européenne entre les camarades, qui ont été rajoutés à ceux que nous avions déjà rassemblé la semaine précédente. Puis, trois camarades de l'Assemblée sont aller livrer les signatures (environ 800) au Recteur. En attendant qu'ils reviennent, nous avons dévoilé une pancarte sur laquelle on pouvait lire : "Vente d'Université. La raison : ici."



A 14h15 nos camarades sont revenus après avoir parlé un bon moment avec le Recteur et on a terminé la manifestation en faisant un appel aux présents pour qu'on se réunisse à l'Assemblée pour continuer à combattre ensemble contre les plans de Bologne.



Depuis l'Assemblée Contre la Mercantilización de l'Éducation - Cadiz nous avons fait une lecture très positive de cette journée de lutte en ville. Car, après tant d'années sans mouvement étudiant, on a l'impression qu'à l'UCA commence à resurgir l'esprit de lutte qui doit toujours accompagner les étudiant-e-s. À la manifestation ont assisté environ 500 étudiant-e-s. Une autre donnée intéressante est qu'à la manifestation étaient présents de nombreux étudiants de l'enseignement moyen [??].



Avec les entreprises ils négocient et nous les étudiant-e-s ils nous répriment



Pendant les préparatifs de cette journée de lutte l'Assemblée Contre la Mercantalisation de l'Éducation - Cadiz a souffert d'une "persécution" quelque peu paranoïaque par les autorités de l'UCA.

D'une part, nous essayons de faire une Assemblée informative dans la Faculté d'Ingénierie et on nous a interdit d'utiliser toute salle de classe. Ensuite, après qu'une camarade ait parlé avec le vice-président et que celui-ci nous ait montré sa disposition à nous faciliter les choses quand nous voudrions nous mobiliser ou faire une quelconque action à la UCA, nous nous sommes retrouvés avec avec le Coordinateur du Campus de Puerto Real qui a envoye un courrier à tou-te-s les professeurs disant que, le 11 mai, ACME pensait faire le tour des salles de cours sur le campus et que cette activité n'était pas légale, et que donc qu'ils pourraient en informer à tout moment les services de sécurité. Heureusement, pratiquement tou-te-s les profs ont collaboré avec nous en nous laissant entrer dans les salles de classe et il n'y a eu aucun problème.


Ainsi, tandis que l'UCA cède ses installations gratuitement aux entreprises qui offrent, et tou-te-s nous le savons, des emplois précaires, pour qu'ils recrutent du personnel parmi les des étudiant-e-s, on essaie de nous censurer et de nous réprimer. Et ensuite le Recteur se pavane en disant que l'UCA est à la tête de l'Espagne en termes de démocratie et de participation des étudiant-e-s.


Évaluation


L'Assemblée Contre la Mercantilización de l'Éducation à Cadiz évalue très positivement la participation et les résultats d'une intense campagne d'information et d'agitation qui a culminé le 11 mai, journée européenne de Grève contre la Convergence Européenne, dans une manifestation qui, grâce à l'afflux de collaborateurs a fini en un petit cortège près du Rectorat de l'Université. 500

étudiants, qui pour une Université comme celle de Cadiz qui a seulement 17.796 élèves et qui a à peine connu des mouvements étudiants dans ses 26 années d'histoire, il est un succès plus que considérable. Plus encore quand on voit que les différentes autorités universitaires ont fait tout ce qui était possible pour nous mettre des obstacles pour nous empêcher d'effectuer notre activité. Nous espérons, face au cours des choses, faire une grande mobilisation pour la prochaine manifestation européenne en novembre et améliorer la coordination au niveau andalou avec d'autres collectifs, tout en continuant la coordination européenne.

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Dimanche 14 mai 2006 7 14 05 2006 19:46
La Mobilisation Continue
Coordination Nationale Unitaire
A Montpellier

Nous appelons à tous les étudiants de se mettre en contacts avec les salariés, chômeurs, précaires, intermittents et lycéens, pour avoir une coord totalement unitaire. Des chômeurs, salariés et précaires étaient déjà là à la coord de Toulouse car l'union et le mouvement se maintient. Même, il devient de plus en plus menaçant car, par des actions culturelles, des marchés aux esclaves, des tracts, des relais mail, des pétitions, des contacts juridiques, etc… débloque énormément de conscience.

C'est pour cela que l'on demande à ce que le plus de facs soient représentées, pour que l'information, les perspectives et les revendications aient un meilleur relais dans les universités. Un site Internet est mis en place aussi pour faciliter le regroupement d’informations, et chaque facs recevra son login et son mot de passe.

Pour ceux qui ont des problèmes trésoriers, prenez des billets prem's ou faites du co-voiturage. Sinon, envoyez moi un mail et nous verrons comment nous pourrons nous arranger.

Les modalités de cette Coordination Nationale Unitaire sont :

-  5 mandatés (étudiants ou non) par facultés.
-  5 mandatés lycéens par ville
-  5 mandatés de salariés par ville
-  5 mandatés de chômeurs et/ou précaires par ville.

Si vous ne faites plus aucune AG, venez quand même car la présence de chaque ville est importante. Il n’y a pas forcément besoin d’être mandaté pour réfléchir. De plus, la passivité est toujours complice.

La mobilisation connaît un tournant et devient International. Les Espagnols, Anglais, Belges, Italiens, Grecs, Portugais, etc... nous suivent. Des actions pourront être décidés internationalement (comme le 11 mai).

Pour venir sur Montpellier en voiture, vous pouvez prendre l'A9 payante et vous prenez la sortie Hopitaux-Facultés. Sinon il y a l'A75 qui commence à Clermont Ferrand et qui est gratuite. Pour ceux qui viennent en train, prendre le TRAM direction Mosson et s'arrêter à l'arrêt Saint Eloi. Prendre l'avenue du Docteur Pezet et c'est au niveau du parking ouvert.

Veillez à apporter des duvets, couvertures etc... Nous aurons l'occasion de dormir à la plage ou dans les amphis, sachant qu'en plus il y a le soleil au rendez-vous. L'association des Radis Noirs pourront vous préparez des plats végétariens et bio à prix libre, tandis que la BAL (Brigade Anti Légumes) fera, pour les carnivores, de la viande.

Si vous êtes toujours contre la précarité, contre ce gouvernement illégitime auquel nous ne céderons rien, contre ces lois qui nous anéantissent, VENEZ NOMBREUX ET RESISTANCE ! ! !




AuteurE(s): Montpellier 3
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Dimanche 14 mai 2006 7 14 05 2006 13:14

L’arme des examens


 

Vu sur Indymedia Toulouse


(dialogue entendu dans le hall B)
-  Tu sais où il en est le mouvement anti-CPE ?
-  Je sais pas, sûrement une dissertation en 4 heures. Rennes, le 12 Mai

Le mouvement que nous venons de connaître a été le premier, depuis plus de dix ans, à imposer un recul au gouvernement (le retrait du CPE). Un recul, non une défaite. Dans une offensive prolongée, il n’est pas toujours possible d’enchaîner les victoires écrasantes. Lâcher du lest sur le CPE, pour qu’on ne parle plus du CNE, de la loi d’égalité des chances, et maintenant de la loi Sarkozy sur l’immigration. Pour que tout rentre dans l’ordre. Qu’il n’y ait plus de troubles dans les rues, plus de routes bloquées, d’entreprises perturbées, de palabres dans les facs occupées.

Plus de politique, surtout, plus de politique. Pour que les commerçants puissent à nouveau faire leur beurre, les marchandises circuler, les touristes déambuler, les étudiants penser à leur avenir. Pour que la police puisse prendre des vacances. Aujourd’hui, c’est à qui parviendra à capitaliser la « victoire historique », en nombre d’adhérents, en voix aux élections, en reconnaissance médiatique.


Cessons de nous raconter des histoires. La victoire réelle du mouvement, ce n’est pas d’abord son effet incident -le retrait du CPE- c’est d’avoir dégagé l’horizon politique du retour dépressif des sempiternelles « journées de mobilisation » à peine moins ternes que des jours fériés, où les discours, même témoignant d’ambitions fort modestes, restent cent fois plus belliqueux que les actes qui seraient sensés les soutenir.

Aujourd’hui il est évident pour tous (ceux qui le nient mentent, et ils le savent) qu’il n’y a pas de lutte réelle en deçà du blocage de l’économie, de l’attaque immédiate des dispositifs d’instauration des politiques libérales, de la perturbation des centre-villes comme espaces entièrement dévolus à l’absorption et à la digestion de toute secousse politique ou existentielle –espaces de paix consacrés à la guerre économique.

Si nous avons lutté pendant deux mois et demi, c’est d’abord pour affirmer l’existence même de la politique, mettant ainsi en évidence le fait qu’en temps normal, où chacun est individuellement requis par des exigences d’ordre économique –mobilisant ce qui de nos activités et affects est irréductiblement pris dans des rapports d’exploitation- il n’y a pas de politique pour nous, il n’y a que la souveraineté de l’économie, c’est à dire la politique déployée contre nous par le capital.


Le mouvement s’est arrêté sous la pression croisée des professionnels du défilé protestataire, des médias et des étudiants hostiles au changement profond. Il s’est arrêté également du fait de l’impossibilité pour la plus grande part d’entre nous d’assumer ce que la lutte nous a permis d’entrevoir : qu’il n’est pas possible de contribuer ponctuellement à la naissance d’un mouvement politique, qu’il ne s’agissait pas là d’un engagement révocable à durée déterminée. Assumer ce qui avait eu lieu, continuer à lutter, cela voulait et veut toujours dire, dans le même mouvement, poursuivre l’offensive contre les politiques libérales, élaborer collectivement des manières de vivre qui soient adéquates à nos inclinations anticapitalistes. Cela veut dire également, ne pas se laisser prendre au piège des semestres à boucler, des cours à rattraper, au chantage des examens à passer à tout prix.

Déjà le mouvement des profs en 2003 qui avait duré plusieurs mois, s’était écrasé sur sa peur de toucher au bac, la seule chose qui aurait pu conjurer la défaite annoncée. Il en a été de même, l’année dernière, pour le mouvement lycéen. Comme si la gravité de la situation, la générosité de l’affirmation politique et la sincérité du lien qui s’était noué au sein de la communauté de lutte, tout cela ne pesait pas si lourd, n’était pas assez sérieux au regard du nécessaire passage d’examens -c’est à dire, dans le fond, de la nécessaire reprise en main de la situation par le gouvernement, de la nécessaire reprise en main, par l’économie, du cours de nos existences quotidiennes. Que nous acceptions de nous plier à la mobilisation générale des examens en juin serait une défaite réelle parce que nous reproduirions le geste qui accompagnait l’essoufflement des anciens mouvements sociaux d’avant novembre –enterrer, à la fin, les liens qui auraient pu devenir politiques et donc irréversibles- alors que ce mouvement a été de bout en bout politique, et qu’il aura, quoi qu’il advienne, des conséquences irréversibles.

Geste absurde d’enterrer ce qui est vivant. Si, au contraire, il nous semble déterminant qu’une continuité ou reprise du mouvement dans les jours ou semaines qui viennent passe par le refus des examens comme symbole de la faiblesse politique du mouvement, de la faille par laquelle s’est engouffré l’appétit de restauration des plus tièdes, il ne faut pas voir là le moindre esprit de sacrifice.


Nous n’appelons pas au boycott individuel des partiels mais à des actions collectives, concertées sur tout le territoire, des actions de pression sur les institutions liées au ministère de l’enseignement supérieur pour exiger la validation, pour chaque étudiant, du second semestre de l’année universitaire. Menacer les examens, c’est retourner contre le gouvernement l’arme par laquelle il a pu étouffer, sous le pragmatisme économiste qui lui sert de philosophie, les aspirations au changement exprimées massivement au cours de ces derniers mois.

Actuellement, notre principale capacité de blocage réside à cet endroit. Mais une telle pratique appelle naturellement la reprise, partout où cela sera possible, conjointement avec les salariés, chômeurs et précaires, des blocages économiques. C’est maintenant la politisation de tous les aspects de ce qui compose nos conditions de vie qu’il nous faut viser. La précarité naît d’abord de l’injonction perpétuelle à faire de sa vie une lutte pour ne pas déchoir –ne pas tomber dans une des misères variées que ce temps accumule - pour ne pas faire partie de la charretée des perdants, des vaincus de toutes sortes.

Accepter de se plier au bon vouloir des patrons, travailler incessamment à son employabilité, à l’entretien de sa valeur marchande, augmenter sa compétitivité, passer vaille que vaille des examens ou des concours après une crise politique d’une telle ampleur, cela participe de la même logique, que nous refusons, celle du marché, de la concurrence, du libéralisme.

Continuer –reprendre le mouvement, cela ne sera possible qu’en heurtant de front les pseudo-évidences qui sont ce par quoi l’ordre se rétablit : la politique se limiterait à se défendre ponctuellement contre des réformes gouvernementales, et s’arrêterait nécessairement à l’approche des examens. Au contraire, il s’agit d’affirmer que la politique n’existe qu’en entraînant toute la vie, en modifiant notre rapport au travail et à l’étude, et en nous dégageant, pas à pas, du monde de l’économie.


Comité anti-examens de Rennes 2

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Dimanche 14 mai 2006 7 14 05 2006 13:11
Immigration en Belgique : même combat

Vu sur Indymédia Liège


Le mercredi 17 mai commence en Commission de l'Intérieur au parlement le débat sur la proposition de réforme de l'asile de Dewael, il a donc été décidé sur le plan national à la fois par le Forum Asile et Migration et par les UDEP d'organiser des actions la veille. A Liège, les occupants, l'UDEP et le comité de soutien appellent à se rassembler à 17H30 Place Saint-Paul le mardi 16 mai. En effet Didier Reynders, vice-premier Ministre, Ministre des Finances, et Président du MR, vient faire une conférence à 18H à la Banque Nationale sur le thème "Régularisation, réformes fiscales et croissance économique". Nous serons donc présents afin de lui remettre un memorandum de l'Udep concernant la régularisation. Toute animation musicale est la bienvenue.

Le matin, L'Association « Debout Pour Le Congo », DPLC, et le « Collectif de Résistance pour la Dignité des Congolais » COREDIC (Association de fait mise sur pied par les sans papiers de Liège) organisent une manifestation à 10h00 à Liège. Le point de rencontre est fixé à la gare de Guillemins et la marche se fera jusqu'à l'Hôtel de ville de Liège.

Cette manifestation est motivée par l'indignation des Congolais en général et des sans papiers congolais en particulier face à la démarche du Ministre de l'Intérieur, Patrick DEWAEL, qui s'est rendu au Congo pour dissuader les candidats à l'immigration en Belgique et convenir d'un accord bilatéral pour les expulsions de la Belgique vers le Congo. De plus, il a autorisé un journaliste congolais à filmer et interviewer des Congolais dans les centres fermés en Belgique, au mépris des Droits Humains, mettant en péril les personnes filmées!, afin de projeter au Congo un film dissuasif. L'UDEP et le comité de soutien seront présents - dans la mesure des possibilités pour ceux du comité qui travaillent...- et invitent tous ceux qui le peuvent à participer à cette manifestation.

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Dimanche 14 mai 2006 7 14 05 2006 12:31

Précaires et étudiant-es européen-nes réuni-es

en Assemblée Générale le 2 mai 2006

à l'Université Paris III/Censier - Sorbonne Nouvelle


Le mouvement français de 2006 contre la précarité, la soumission au patronat et l'esclavage moderne a fait des vagues. Non seulement il a permit, en France, de reconnaître comme telle terme de précarité, malmené et souvent mal utilisé; mais il a surtout réussi à rassembler des lycéen-nes, des étudiant-es, chômeurs/euses, intermittent-es, stagiaires, précaires et sans papiers européen-nes.


Hier nous participions tous de concert aux luttes sociales dans nos pays respectifs. Aujourd'hui, dans le cadre du MayDay, et après les « caravanes» qui ont relié la France et l'Italie, nous encrons le mouvement social dans une réalité européenne.


Les luttes françaises ont pratiqué un terrain de radicalité autonome des syndicats et partis institutionnels qui a permit d'enrichir l'expérience du MayDay :


- c'est le reflet de deux mois de combat contre une réforme anti-sociale et une société autiste.


- il réunit pour la première fois dans une Assemblée Générale européenne différent-es acteurs-trices d'une même lutte : français-es, italien-nes, espagnol-es et belges conscient-es que leur problème n'est ni local, ni isolé, mais bien globalisé au niveau européen.


Les réformes universitaires sont liées à la précarisation du travail (accords de Bologne et de Lisbonne). Nous sommes persuadés que le plein emploi n'est plus la solution. Nous pensons l'université comme un laboratoire de réflexion sur les luttes et les pratiques de lutte, comme lieu de production d'un savoir critique qui doit s'élargir à l'ensemble du mouvement social.


Nous exigeons la libération des deux camarades italiens arrêtés après la parade du MayDay à Paris, ainsi que l'amnistie de tous les inculpés dans le cadre de luttes du mouvement social (lycéen-nes au printemps 2005, émeutiers-ières de novembre et participant-es au mouvement de mars 2006)


Nous lançons un appel pour nous réunir une nouvelle fois, pour pérenniser ces liens et cette lutte commune. Nous appelons ainsi toutes et tous les étudiant-es et précaires d'Europe concernés à nous rejoindre en septembre en Italie pour un rendez-vous indépendant de la bureaucratie européenne.


Unité ! Action ! Autogestion !



Précaires et étudiant-es européen-nes réuni-es en Assemblée Générale le 2 mai 2006 à l'Université Paris III / Censier - Sorbonne Nouvelle


Etaient présent-es :


Pour l'Italie, des membres des universités et centres sociaux de : Alessandria, Bologna, Genova, Milano, Napoli, Padova, Roma, Torino.


Pour la Belgique, des étudiant-es de Bruxelles.


Pour l'Espagne, des étudiant-es de Barcelona.


Pour la France, des étudiant-es et enseignant-es et précaires de : Besançon, Paris, Rennes II, Tours, ainsi que des membres de la Coordination de Intermittents et Précaires d'Ile-De-France, de Génération Précaire, de Mouvement Immigration Banlieue et d'Agir contre le Chômage.

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Dimanche 14 mai 2006 7 14 05 2006 12:22

Un appel de résistants


 

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.


Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :


Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, une presse délivrée de l’argent et de la corruption, des lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.


Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.


Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.


Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ».




Signataires :

Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin (décédé le 27 octobre 2005), Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.
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Samedi 13 mai 2006 6 13 05 2006 14:32

Résumé du 11 mai dans les pays catalans par le SEPC


Alicante

A Campello ce sont une cinquantaine d'étudiants qui ont participé à l'évènement. Celui-ci a commencé à midi et a consisté en une concentration devant la IES Enric Valor del Campello avec des pancartes et des banderoles. Sur les pancartes on pouvait lire : Depuis les amphis se construit l'enseignement populaire et catalan.","Ecole publique : ni église ni entreprise. Non à la LOU" ou "Ecole publique. Non au privé." Après la concentration, les étudiants sont allés porter les pancartes sur un rond-point de l'avenue Ausias March (une des plus actives de Campello).



Baix Montseny-Vallès Oriental

Le centre de Cardedeu a organisé une concentration au niveau [?]. Sur la place centrale de la ville a été affichée une banderole avec le slogan suivant : "NON à la LOU, pour une école laïque et privée." Puis ils ont lu le manifeste et sont allés à l'Hôtel de ville où ils ont exposé leurs griefs au rectorat.

Certains lycées du coin (Granollers, Sant Celoni, Palautordera...) ont effectué des actes de sensibilisation et des lectures du manifeste pour le retrait de la LOU.



Barcelone

Mercredi matin, dans plusieurs universités de Barcelone (UB, UPC, UAB et UPF) ont eu lieu des activités pour informer et motiver les étudiant-e-s à participer aux activités que la Plateforme de mobilisation pour la défense de l'université publique (PMDUP) avait préparé pour la soirée du 10 et pour la journée du 11.

A 8h du soir a eu lieu la fermeture de la UB où 150 étudiants vont passer la nuit sous le slogan : "Bologne, on ne le prend pas!". Pendant la nuit auront lieu diverses petites réunions-conférences, débats et une assemblée pour décider du futur des mobilisations à Barcelone.

Le 11 à 11h du matin, une centaine de personnes de la PMDUP se concentre devant la Conciergerie des Universités (DURSI) avec le slogan : "Arrêtons la montée des frais d'inscription à l'Université!" Pendant la manifestation, un groupe d'étudiants expose le problème de l'augmentation des frais d'inscription pour les futurs étudiants post-grades en demandant de l'argent aux piétons. L'action s'est terminée avec la lecture du manifeste préparé pour l'occasion.



Castellon

A la manifestation ont participé 250 personnes. Elles se sont retrouvées sur la place Maria Agustina et ont coupé la circulation pendant une vingtaine de minutes. La manif a réunie des étudiants de l'université et des lycéens de la ville.


Girona

A Girone a eu lieu une manifestation qui a regroupé des lycéens et des étudiants. Des tambours et djembés ont animé tout le parcours. Un groupe d'étudiants marchait enchaîné, montrant l'esclavagisme pour les jeunes que supposent ces réformes. Les slogans les plus criés ont été "Non à la LOU", "Bologne me fait honte", "Monsieur le patron, dites-moi ce que je dois étudier", "100€ par mois, c'est de la mobilité?", "Au Vatican, j'ai rien à dire", "On étudie pour apprendre, pas pour travailler", "Les entreprises hors de l'université : une université publique et de qualité.", et encore beaucoup d'autres...



Gramenet del Besòs

Près d'une centaine d'étudiants de plusieurs lycées de la ville se sont retrouvés sur la Place de la Ville à midi. En tout il y avait des élèves de 5 lycées différents du centre.

Une fois lu le manifeste national, le jeune chanteur Cesk Freixas a chanté et joué plusieurs chansons à lui et des versions de chants révolutionnaires.



Llagostera

Ont eu lieu des actes de sensibilisation dans établissements du secondaire. Le rejet de la LOU s'est fait sentir dans les amphis de Llagostera.



Lleida

Tout s'est passé le mercredi 10 mai car le 11 c'était la fête locale. Pendant toute la journée, dans les facs de l'Université de Lleida ont été collées des banderoles et les étudiants ont partagé des infos sur l'Espace Européen d'Enseignement Supérieur.



Mayorque


A eu lieu une action symbolique et les étudiants ont discuté sur le thème de comment lutter contre le Processus de Bologne dans l'Université des Iles Baléares (UIB).



Olot

Dans les différents lycées de Olot ont été collées des affiches contre la LOU et ont discuté sur ce que signifiait la mort de l'enseignement public, catalan et de qualité. Aussi ils ont échangé de l'information sur la LOU et les élèves de l'Ecole des Arts ont fait la grève toute la journée.



Pego

A Pego, devant l'IES Enric Valor, se sont massées quelques 120 personnes. Elles comptaient avec elles le collectif libertaire : "Réponse libertaire de Pego".



Santa Coloma de Farners

A Santa Coloma de Farners ont été effectuées des activités de sensibilisation par les étudiants sur la nouvelle loi LOU : ils ont exposé les points que nous trouvons inadmissibles de la nouvelle loi sous la forme d'affiches dans tout le centre et une banderole. De plus ils ont informé dans les amphis, du nouveau modèle éducatif qu'on veut nous imposer. A midi un sit-in général a été organisé dans la cour et le manifeste a été lu. 300 personnes ont assisté au sit-in.



Tortosa

A Tortosa ont arrêté les cours 100% des classes du lycée Joaquin Bau. Les élèves ont répondu présent à la convocation pour l'Assemblée des élèves de J. Bau contre la LOU approuvée il y a quelques jours par le gouvernement espagnol. Pendant l'action se sont réunies quelques 200 personnes dans la cour. Elles se sont partagées des tracts explicatifs et tout-le-monde a pu signer une banderole géante contre la LOU. Pour terminer l'action a été lu le manifeste. A 11h30 les classes ont repis leur cours normal.

De plus, aujourd'hui l'Assemblée des élèves de J Bau a présenté une motion au Conseil d'Administration demandant que soient retirés tous les signes religieux de l'établissement.


Valence

A Valence ce sont quelques 500 étudiants de l'enseignement supérieur qui se sont retrouvés convoqués par la PMDUP (plateforme formée à Valence par différents syndicats d'étudiants) et le SEPC. Au passage de la manifestation devant le Rectorat il y a eu un discours et a été collée une banderole sur l'entrée avec écrit: "Université de Valence : VENDUE. Vendeur : Espace Européen de l'Enseignement Supérieur". Ensuite la manifestation a continué jusqu'à la "Délégation du Gouvernement" où ont été lus les manifestes.


Bilan de la journée :


Depuis le Syndicat des étudiants des Pays Catalans (SEPC) nous trouvons que cette journée a été très positive. Nous la considérons comme ayant réussi à rendre visible une marque propre aux revendications des pays catalans. Une bonne partie du pays a pu palper le mal-être devant ce processus de mercantalisation de l'enseignement dont nous souffrons.

Nous constatons aussi que cette journée de contestation d'hier a été suivie en différents endroits de l'Europe (Madrid, Rome, Berlin, Strasbourg, Londres...). Ce fait est le fruit de l'effort que différentes organisations estudiantines européennes sommes en train de mettre au point pour nous coordonner.

Depuis le SEPC nous comprenons cette mobilisation comme le précédent à la journée de lutte que nous préparons pour le prochain 17 novembre, journée des étudiants.

Aujourd'hui comme hier... Pour un enseignement public, populaire, catalan, anti-patriarcal et de qualité : Organisons-nous et participe avec le SEPC!

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Actualités - Europe
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Samedi 13 mai 2006 6 13 05 2006 10:59
La contestation étudiante s'intensifie en Allemagne


vu sur Indymedia Paris


Les études payantes arrivent. Plus de 1000€ par an seront d'ici qqs. années la règle pour la pluspart des Universités d'outre-rhin. Après un mobilisation relativement forte l'été dernier, une deuxième vague de contestation semble vouloir s'abattre sur les politcemployeureuses du pays...

Fin Avril 2006. Après que les gouvernements de droite en Bade-Wuerttemberg, Bavière et Basse-Saxe ont adopté l'augmentation des frais d'inscription de 500% - sans avoir tenu compte d'intenses manifestations à Stuttgart le 30.11. notamment - c'est au tour des jeunes de Nord- Rhin -Westphalie, de Sarre et de Hesse de gober le paquet. Mais dans l'ouest, la loi ne semble pas être plus populaire qu'ailleurs... Occuper des rectorats - oh oui ! Depuis l'invasion du rectorat de Freiburg le 2. Mai 2005, cette forme de contestation semble être en vogue. Une année plus tard, presque 30 actions de la sorte se sont produites dans les 4 coins du pays, Bielefeld ayant tenu le coup pour plus d'un mois ! La semaine dernière ce fut au tour de Siegen, Duisburg, Bonn et Cologne de visiter leurs patriarches locaux et d'occuper les lieux sacrés du pouvoir. Certains présidents d'Universités semblent plutôt avoir entendu les actions comme des sacrilèges et ont demandé à la Police d'évacuer les lieux .

Le tout est reparti de petites Manifs en début de semestre (mi-Avril), auxquelles ont participé plusieurs milliers de jeunes, étudiant(e)s et écolier(e)s... Münster, Giessen, Cologne et Bochum ont progressivement intensifié leur mobilisation, ce qui à permi l'invasion des Senat à Bochum et Cologne, pendant la séance censée décider de l'application de la loi - au niveau des facs. Des Manifestations plus petites ont eu lieu à Kiel, Bielefeld, Paderborn et Münster, début Mai. Depuis les occupations d'Univertés et de bâtiments administratifs à Cologne, Siegen et Duisburg la semaine dernière, l'appareil répressiv semble reserrer d'un cran... Duisburg à été évacué au bout de 24 heures et aussi l'évacuation de la fac de Bochum il y a 15 jours à coûté des bleus et des lacrymos... Mais comme nous à montré le passé, ce n'est généralement pas la répression rapide (presque préventive/en début de mvt.) qui fait capituler, au contraire... Cette semaine, diverses actions ont eu lieu, notamment à Hambourg, où le ministère d'éducation régional à été envahi par des activistes avant hier. A Cologne, ce fût au tour de la centrale du parti ultra- libéral FDP d'être envahi, pendant qu'une AG exeptionelle réunissait plus de 6000 étudiant(e)s à Frankfurt. Par la suite, une manif sauvage s'est déroulée dans les rues de la capitale du Capital. Des voies de tram et nombereuses rues ont été bloquées, et des affrontements avec les forces de l'ordre étaient suivies de nombreuses arrestations. Aujourd'hui c'était le tour de Fulda, Darmstadt et Marburg de se montrer. A Marburg les 5000 Manifestan(te)s ont choisi le périph et l'autoroute pour ensuite affronter les forces de l'ordre...

Le mois de Mai est lancé. La coordination nationale se tient à Frankfurt ce weekend et a débuté avec une soirée débat sur ... le mouvement anti-CPE/CNE en France (la même demèr de loi nous attend d'ailleurs) dans l'Institut autogéré de L'Université Goethe. Demain, qqs. actifs et actives de la fac UMB de Stras' viendront se joindre à nous d'ailleurs, histoire d'échanger nos experiences et peut-être coopérer plus intensément ds. le futur. D'ailleurs nous nous sommes invité(e)s pour venir à Montpellier le weekend prochain... smiley

Il ne faut pas espérer un été chaud, il faudra le chauffer - ensemble !

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Actualités - Europe
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Vendredi 12 mai 2006 5 12 05 2006 22:50
Manifestation à Madrid contre le Processus de Bologne le 11 mai




Posté par un membre d'ACME Madrid sur Indymedia Barcelone.



Aujourd'hui, jeudi 11 mai, avait été décidée une journée européenne de mobilisation estudiantine contre les plans mercantalisation et de précarisation de l'enseignement supérieur, rassemblés dans l'Espace Européen d'Éducation Supérieure (EEES). Cette journée de mobilisation est née du Forum Européen d'Étudiant(e)s, qui a eu lieu en mars dernier à Bakaiku (Pays Basque, Espagne), et était vue comme un outil pour construire une coordination pratique des différentes luttes contre les processus de mercantalisation de l'université. Par conséquent le 11 mai prétendait être, et il l'a été, un pas de plus sur le chemin de confluence qui doit aboutir à la grève européenne d'étudiants, qui déjà est proche, du 17 novembre.


Cette journée de mobilisation a eu différentes expressions, tant dans l'État espagnol, que dans le reste de l'Europe. Elles ont varié selon les contextes et les conjonctures, depuis des occupations de rectorats, des bloquages de routes, des manifestations par les universités et des grèves dans quelques villes.


À Madrid l'Assemblée Contre la Mercantalisation de l'Éducation (ACME) a décidé de convoquer une journée de grève, qui avait comme précédent la mobilisation du 4 avril, celle-ci ayant servie à chauffer les moteurs. La proximité des examens et une certaine usure des activistes d'ACME après une année de mobilisations, a rendu plus difficile pour eux-mêmes la préparation de la grève. Mais malgré cela, nous avons élaboré un ambitieux calendrier d'activités qui s'est conclu le 11 mai avec une grève et une manifestation suffisamment importante pour être une bonne fin des festivités et permet pour l'année qui vient de commencer avec de nouvelles forces la lutte contre ce modèle d'EEES.


Le calendrier préalable à la grève du 11 mai, a été composé de multiples activités entre lesquelles nous pouvons souligner : les actions effectuées dans les manifestations du 1er mai, le concert du 6 mai au CSO EL CABO, plus de trente petites conférences et débats dans des instituts et des universités, les communiqués d'appui de professeurs et certains syndicats aux mobilisations du 11, les différentes conférences dans tout le pays qu'ont effectuées les camarades d'ACME pour étendre la mobilisation et l'extension du réseau de coordination qui a été effectué au FSE d'Athènes.


Toutes ces activités ont rendu propice, dans une certaine manière, une atmosphère de mobilisation qui a résisté à la désinformation et à l'apathie qui existe dans la Communauté universitaire avec le processus de construction des EEES. Malgré cela, la grève a été majoritairement suivie dans les facultés historiquement les plus mobilisées (Politiques, Sociologie et Philosophie UCM) avec la réserve d'Environnementaux de l'Université Alcala et du campus de Getafe de Carlos III.


La Manifestation a commencé dans la gloriette d'Atocha à 12:14 heures dans une atmosphère ludique et combative, avec un nombre important d'étudiants de l'enseignement secondaire. Pour aider à dynamiser la manifestation et favoriser l'intervention politique des différents secteurs qui formaient la manifestation, on a organisé un camion de sonorisation depuis lequel on a effectué différentes interventions politiques, avec des thématiques très variées, en exposant une multiplicité de subjectivités contre l'application des EEES.


Ces interventions abordaient des thèmes allant de la suppression de titres suite à l'application des EEES, la précarité du travail, la répression contre les étudiant-e-s (jugements pour les mobilisations contre la LOU à Séville, à Madrid, au Pays Basque, en Galice, jusqu'aux plus récents cas de répression contre la manifestation du 4 avril dernier) à la lecture, par les camarades du bloc libertaire, d'un manifeste en défense d'un modèle auto-géré de l'éducation.


Après une heure de parcours, la manifestation comptait quelque 5000 personnes plus ou moins, à l'heure où l'on effectuait un hommage émouvant aux avocats spécialistes du droit du travail, devant le bâtiment où ils furent assassinés pendant la transition par des fascistes pistoleros.


La manifestation s'est terminée à la Puerta del Sol, après plus de deux heures de manifestation, avec la lecture du manifeste d'ACME et l'appel à continuer la lutte contre ce modèle d'EEES au prochain semestre, en marchant de manière ferme et décidée vers la convergence des luttes européennes pour une autre université et pour une autre Europe, ce qui se passera très bientôt, le 17 novembre.

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité - Publié dans : Actualités - Europe
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