Actualités - Europe

Lundi 8 mai 2006
Texte récupéré et traduit du site : http://www.nodo50.org/acme/noticias/ultimas/

Appel d'ACME à la Grève Européenne d'Étudiants le 11 mai
écrit par ACME Madrid, le jeudi 20 avril 2006

En apprenant de la France :
la lutte sert

 
Lorsque nous disons que "la lutte est le seul chemin" nous disons qu'il n'y a pas d'options alternatives. Nous ne disons pas que celle-ci est désirable ou belle, nous disons que c'est seulement en combattant qu'on gagne, que sans lutte ceux qui gouvernent ne donneront jamais rien à ceux qui les obéissent, que ceux qui ont le pouvoir ne comprennent qu'un seul langage : celui de la force.

Jusqu'ici c'est assez clair, mais allons un pas plus loin. Tu réponds généralement que ces choses sont du passé, que combattre collectivement ne sert à rien, et tu te croies franchement original et innovateur en répêtant l'idéologie des patrons : chacun pour soi et c'est en nous préoccupant que de notre nombril que tout ira mieux. Bon, mais ça c'est non seulement fragile, c'est, en plus, rigoureusement faux.

Ce n'est pas nous qui le disons, c'est la victoire de la jeunesse étudiante et précaire française qui le dit : Le gouvernement a essayé d'approuver une réforme qui institutionnaliserait la précarité, en permettant le renvoi libre de jeunes pendant les deux premières années de leur contrat. Isolés et seuls, les étudiants français auraient pu, comme beaucoup, exprimer des plaintes avant de signer ces contrats faits sur mesure par ceux qui financent leurs luxes avec ce qu'il manque à nous et à nos familles à la fin du mois. Un peu d'indignation et peut-être un peu de frustration, vomie dans le football ou l'alcool.

Mais, et même si maintenant les médias ne le disent que tout bas, les jeunes français ont vaincu. Ils avaient contre eux le gouvernement, ses policiers et sa violence, ainsi que les lâches et cyniques qui disaient que ça ne servait à rien. Mais ils ont vaincu. Et ça, comment ça se fait? Nous l'avons déjà dit, nous le disons quand nous marchons et crions, quand nous t'attendons et qu'en général tu ne viens pas. Ils ont vaincu grâce à l'organisation et à la lutte. Ils ont vaincu en organisant des assemblées pour que personne ne reste en silence, en occupant des universités pour que la normalité ne les écrase pas, ils ont vaincu en étant toujours plus dans les rues, en construisant le pouvoir depuis et vers le bas, entre tous et pour tous.

Le gouvernement et les capitalistes qui leur avaient imposé le projet de loi ne prennent jamais le téléphone, ils ne lisent pas nos lettres ni, derrière leurs sourires de marketing, jamais nous écoutent.

Ceux qui font du business avec nos hôpitaux, en spéculant sur nos quartiers et parcs, en s'appropriant ce que nous produisons en commun pour nous le vendre plus cher, ceux qui prétendent parrainer les universités de tous pour les transformer en des usines de travailleurs temporaires sans droit, (ou des écoles d'élites pour minorités), ne peuvent qu'être traités d'ennemis. Et l'ennemi ne voit pas pourquoi il devrait se préoccuper de quoi que ce soit alors qu'il continue à être de plus en plus fort.

Pour défendre les droits sociaux il faut se rassembler; pour que les services publics servent aux besoins des sociétés qui les supportent il faut s'organiser; pour que nos capacités d'adaptation, travail immatériel, communication et affections, et mobilité ne soient pas les clous de notre cercueil de la précarité il faut combattre; pour que le droit d'étudier ne dépende pas de la rentabilité que les patrons trouvent à ce que nous étudions, ou de l'argent que nos familles peuvent payer, il faut se lever et dire à la face des négociants que notre Europe n'est pas celle de la précarité, ni nos universités les dépôts de semi-analphabètes prêts à être pressés.

La prochaine fois que tu nous dis que la mobilisation ne sert à rien, ou que les luttes sont des choses du passé, souviens-toi de la leçon avec laquelle la jeunesse et les travailleurs français ont ouvert le printemps de 2006 : La lutte sert, seule la lutte sert, gagner est possible et indispensable.

Le 11 mai dans toute l'Europe nous défendrons l'Université Publique en la fermant, le 11 mai tu auras une leçon de dignité, de Communauté et d'espoir, à distribuer dans la rue.


11 mai Grève Européenne des Étudiants.
L'Université n'est pas un marché, l'éducation n'est pas en vente.
Mort à la Convergence Européenne des banquiers.
Retrait de toutes les réformes qui attaquent l'Enseignement Public.
L'Université pour tous, gratuite, démocratique et populaire.

Assemblée Contre la Mercantilization de l'Éducation (ACME)
Par Coordination de Strasbourg contre la précarité
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Mercredi 10 mai 2006

Vu sur Indymedia Grenoble :

Mardi 11 Avril, aprés une manifestation du mouvement dit "anti-CPE", entre 150 et 200 manifestant-es vont occuper les locaux de France Bleue Isere [à Grenoble], radio locale, pour dénoncer le traitement médiatique durant le mouvement...

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité
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Mercredi 10 mai 2006
Vu sur Indymedia Toulouse :

Après vote le mardi 9 mai, l'AG de Toulouse (600 présents) a décidé d'appeler à un rassemblement
sur la Place du Capitole jeudi 11 à 14h30, à la suite de l'appel de la Coordination Nationale pour une
mobilisation universitaire européenne et à la grève le 11 mai prochain.

Ils participeront aussi à la manifestation contre la represssion le 20mai et à la journée nationale de mobilisation le 17 mai.


A été décidé un blocage des examens si la validation pour tous du second semestre n'avait pas lieu.

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité
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Mercredi 10 mai 2006

DECLARATION DE BAKAIKU

 

 

Contexte

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Nous, étudiantes et étudiants provenant de différents lieux de l'Europe nous sommes réunis à Bakaiku dans le Forum Européen d'Étudiants; un forum organisé après la rencontre effectuée à Madrid.

Nous, étudiantes et étudiants avec diverses réalités nous sommes retrouvés à Bakaiku, une petite localité, loin des centres de pouvoir, car nous croyons dans la construction depuis et vers le bas ; nous croyons au fait que beaucoup de petits sont plus forts qu'un grand.

 

L'Espace Européen d'Éducation Supérieure a été conçu par et subordonné aux intérêts marchands de corporations multinationales, lesquelles ont de manière décisive influencé la promotion d'une réforme de l'Éducation Supérieure à leur mesure : élitisation, mercantalisation et privatisation. L'Europe qui est sous-jacente au Processus de Bologne est l'Europe soumise à des organisations supranationales comme l'OMC et son AGCS, l'OCDE, l'Union Européenne et la Banque Mondiale et ses Directive Bolkenstein et Stratégie de Lisbonne.

Nous unit, par conséquent, la résistance devant l'imposition de l'Europe du capital et du patriarcat, antidémocratique et néo-libérale. Nous comprenons le processus de Convergence Européenne comme une offensive capitaliste et néo-libérale qui suppose une agression des droits des étudiantes et étudiantes et des communautés dans lesquelles ils et elles s'inscrivent, principalement le droit à l'éducation. L'université de la Convergence Européenne est une usine de travailleu-r-se-s non-qualifiés, et sans droits, adaptables à un marché chaotique et complètement détaché des nécessités sociales au bénéfice des intérêts privés.

Comme outils subordonnés aux organismes supranationaux, les états sont ceux chargées de matérialiser cette réforme qui transforme droits de citoyenneté en espaces d'affaire; services publics soumis à des critères de rentabilité sociale en agences soumises à des critères de rentabilité marchande pour les intérêts privés. A une autre étape, c'est dans chaque université et faculté où se concrétise cette réforme, que cette attaque doit être contrée et repoussée.

 

 

 

Nous déclarons que

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L'éducation doit être à la portée, au service et entre les mains de toute la population.

C'est pour cela que nous nous opposons aux processus de privatisation et de mercantilisation depuis les prémisses de l'éducation comme droit universel. Nous rejetons par conséquent toutes les mesures qui supposent une élitisation de celle-ci.

L'université dont nous avons besoin est une université publique, démocratique et populaire.

 

     

  • Publique car elle doit être un espace ouvert à tou-te-s qui doit être financé par ce qui est commun et pour ce qui est commun, et par conséquent, exempt de barrières.

     

     

  • Démocratique car nous croyons en une Université où les décisions sont prises de manière horizontale et transparente. La société doit s'insérer dans le fonctionnement de l'Université et celle-ci doit répondre à ses nécessités.

     

     

  • Populaire car elle doit être au service des gens et non des entreprises et de l'économie privée; avec une fonction critique, transformatrice, non discriminatoire, incluse, émancipatrice, laïque et co-éducative. Nous avons besoin d'une éducation qui pave le chemin vers une société libre, juste, égalitaire et respectueuse de la Terre.

     

    De la même manière, nous nous opposons à l'homogénéisation qui promeut le processus de Convergence Européenne : pour garantir le respect et le développement des diverses réalités et les identités, ainsi que du droit à la différence chaque peuple doit avoir le droit de constituer démocratiquement et en vue de son avance collective, son système éducatif propre, qui répond à ses nécessités sociales, culturelles et politiques.

    Cette université pour cette société se heurte nécessairement à la précarisation généralisée des conditions matérielles de vie des étudiant-e-s.

    Faire face à la précarité est une condition nécessaire pour défendre le droit à des conditions d'étude dignes pour tous les étudiant-e-s, mettant au centre les capacités coopératives pour une Université utile pour la réalité sociale dans laquelle elle s'inscrit.

 

C'est pour cela que nous exigeons

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  • L'ouverture d'un nécessaire débat vaste et ouvert entre toute la communauté universitaire et la société sur le modèle éducatif dont nous avons besoin.

     

     

  • À son tour, la nécessaire paralysie immédiate des lois qui appliquent l'Espace Européen d'Éducation Supérieure, le retrait du Processus de Bologne et la dissolution des organismes non démocratiques, et leur substitution par d'autres démocratiques et horizontaux.

     

     

  • Pour rendre effectif le droit à l'éducation, nous considérons indispensable la suppression de toutes les barrières et filtres qui compliquent le libre exercice de ce dernier, que celles-ci soient économiques, administratives, académiques, culturelles ou de de toute autre forme. Nous soulignons l'urgence de mesures qui la garantissent.

     

     

  • Affirmer les universités comme services publics, espaces de coopération et pensée critique, ainsi que rejeter la précarité, nous exigent l'expulsion des entreprises de l'université, et la démercantalisation de tous les services rendues par elles.

     

     

  • La Convergence Européenne peut être arrêtée, l'Europe des négociants ne peut apparaître que par la soumission et le silence. Ce ne sera pas la première fois que les puissants tombent sur la génération des phénomènes de contrepouvoir, ce ne sera pas la première réforme de l'université qui retourne aux dossiers des banquiers en lambeaux. L'articulation et l'organisation du mouvement étudiant est nécessaire.

     

Aucun droit n'a été jamais donné, aucune amélioration n'a été obtenue par les peuples sans combattre pour elle. La lutte est le seul chemin.

 

 

Bakaiku, Pays Basque

26 mars 2006

Forum Européen d'Étudiants

 

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité
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Jeudi 11 mai 2006

Vu sur Indymedia UK

Aujourd'hui, 11 mai, à 8h50 des étudiants de l'Université de Sussex (Royaume-Uni) ont occupé un centre de business sur le campus de l'université. Les étudiants protestent contre le rôle grandissant des entreprises privées dans les universités. Ils appellent pour un système d'éducation supérieure entièrement financé par l'état sans droits d'inscription et accessibles à tous par des bourses dont les étudiants peuvent vivre.


 


D'après d'autres informations d'Indymedia UK, les étudiants occupaient toujours le centre à 11h30. Leur action fait partie des évènements européens du 11 mai contre le Processus de Bologne.
Par Coordination de Strasbourg contre la précarité
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Jeudi 11 mai 2006
Vu sur ACME Madrid :


11 mai : 4.000 étudiants sont sortis dans les rues de Madrid pour manifester contre le Processus de Bologne. ACME Madrid déclare la grève une victoire. Plus d'infos seront mises sur leur site prochainement.
Par Coordination de Strasbourg contre la précarité
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Vendredi 12 mai 2006

Aix

La Coordination d'Aix-en-Provence n'enverra 
plus de délégués en Coordination Nationale



Suite à l'évolution du mouvement et à la Coordination Nationale réunie à Toulouse elle considère
que la Coordination Nationale dans sa forme actuelle n'est plus pertinente. Le manque de
participants et la difficulté d'organiser les actions proposées la pousse à la penser "comme inutile
pour ne pas dire non représentative. De plus beaucoup de facs n'organisent plus d'AG ce qui pose un
sérieux problême de démocratie participative. Si on y ajoute le problême financier cela fait beaucoup
de limites à cette coordination".

La Coordination d'Aix insiste sur le fait qu'elle ne participera plus aux Coordinations, non pas par
démotivation mais plutôt parce qu'elle ne voit plus la pertinence d'y participer dans l'état actuel du
mouvement. Par contre elle appelle tous les collectifs et individus toujours mobilisés à maintenir les
contacts pour permettre de relancer un mouvement de grève lorsqu'il en sera temps. Peut-être très
bientôt sur le sujet de la professionalisation des universités.

Sur Aix elle continue d'informer les étudiants, en particulier sur la réforme du CESEDA. Elle soutient
sans réserve le mouvement des sans-papiers sur Marseille. Dans cette ville, près de 50 familles
occupent la maison de l'étranger (ex-OMI) depuis le 31 mars. Elles réclament la régularisation et
dénoncent la réforme du CESEDA. Au total ce sont prés de 140 familles qui participent au mouvement.
Plus d'infos sur Indymedia Marseille.
Par Coordination de Strasbourg contre la précarité
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Vendredi 12 mai 2006
Clermont-Ferrand toujours bien motivée


Malgré le fait que tous sont en partiel et que les 15 derniers jours c'étaient les vacances, à Clermont-Ferrand a été monté un collectif de résistance au libéralisme. Il regroupe une bonne cinquantaine de motivés.

Ensemble ils ont occupé le 1er CA du CROUS pour présenter une motion demandant l'annulation et la réorganisation des élections. Le CA a refusé de soumettre cette motion au vote.

Ils ont organisé une petite animation devant le conseil municipal de Clermont-Ferrand avec distribution de tracts aux élus pour leur demander de prendre position contre la création de 15 CAE. Le maire va peut-être revenir sur son projet.

Ils ont travaillé avec RESF contre le projet de réforme du CESEDA. Ils ont aussi pris contact dans les quartiers et avec les syndicats sur cette question.

Ils ont travaillé avec le "Collectif du 29 mai" pour une charte anti-libérale et la présentation de candidatures unitaires aux prochaines élections.

Enfin, ils ont fait un rassemblement avec la CGT et SUD devant l'Assemblée Générale annuelle des actionnaires de Michelin. En lien avec les camarades de Roanne en lutte depuis une semaine.

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité
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Vendredi 12 mai 2006

Mars-avril : 2 mois de répresson à Grenoble

 

La répression à Grenoble se porte toujours bien, merci !

Depuis plusieurs mois, Grenoble est le théâtre de nombreuses manifestations et actions dont l'élément de cristallisation est le CPE et son monde. Ces moments d'oppositions ont un point commun : ils dénoncent, de fait, les pouvoirs en place.

Une des réponses a été l'organisation d’une politique de répression rarement vue à Grenoble. Celle-ci s’est parfois traduite par une violence hallucinante : arrestations musclées, utilisation massive de gaz lacrymogènes, flashs balls, grenades assourdissantes, grenades à déflagrations, matraquage… D’autres fois, les forces de l'ordre se sont faites beaucoup plus discrètes.

Ce constat nous a amené à former, il y a 1 mois et demi, une commission anti-répression. Nous nous opposons à la répression car elle est un instrument de pouvoir usant de la peur et de la violence pour faire taire le mécontentement.

Ainsi, nous soutenons les victimes de la répression (manifestant‑e‑s, interpellé‑e‑s et condamné‑e‑s) et diffusons de l’information. Il nous a semblé essentiel de récapituler 2 mois de répression du mouvement grenoblois. Les informations étant difficiles à obtenir (surtout pour les mineur‑e‑s car ils et elles sont protégé‑e‑s ), nous vous invitons à nous aider à le compléter :

Manif du mardi 18 mars
7 personnes passent la nuit en garde à vue, certaines sont convoquées ultérieurement au tribunal.

Manif du 23 mars
21 gardes à vue, dont 6 mineur‑e‑s, 2 majeurs seront relâchés et 13 autres seront jugés en comparution immédiate le surlendemain. 12 d’entre-eux écoperont de 4 mois de prison avec sursis (plus 100€ d’amendes pour l’un d’eux), 5 mois avec sursis pour le dernier.

Manif de mardi 28 mars
150 à 200 interpellations.
58 gardes à vue dans des conditions assez horribles (entassement), dont une vingtaine de mineur-e-s , 12 personnes seront jugées en comparution immédiate 2 jours après, d’autres plus tard.

Comparutions immédiates du 30 avril :
12 personnes sont jugées. Les peines totalisées seront de :
32 mois de prison avec sursis, 1 mois de prison ferme, 2509€ de préjudices et d’amendes, 280 h de travail « d’intérêt général » (TIG), 7 ans de mise à l’épreuve

Procès du vendredi 14 avril :
Les 5 personnes jugées ce jour écoperont en tout de :
240 h de TIG, 1100€ d’amendes dont 500 avec sursis.

Blocage routier du jeudi 30 mars
3 gardes à vue d’une dizaine d’heures, de personnes assez engagées.

Manif du mardi 4 avril
Quelques milliers de personnes se font « parquées » sur la rive droite de l’Isère pendant quelques heures.
6 personnes en gardes à vues, dont 2 passeront en comparution immédiate et écoperont d’un mois ferme (convertible en TIG) pour l’une, et quinze jours de prisons avec sursis pour l’autre.

Blocage routier du jeudi 6 avril :
4 ou 5 personnes passent quelques heures en garde à vue. Certaines ont un engagement facilement identifiable dans le mouvement.

Actions du mardi 11 avril
2 personnes emmenées au poste pour quelques heures suite à l’écriture de « morts aux médias bourgeois » sur la vitrine d’M6 lors d’actions vis à vis des aux médias de masse.

Nous avons assisté avec dégoût à ces procès. Cette justice n'est qu'un engrenage de la machine répressive et ses prétendues valeurs n'en sont qu'une vitrine.

En tout, il y a eu pour l’instant des centaines d’interpellations, une centaine de gardes à vue, 30 procès publiques dont 25 comparutions immédiates, plus de 3000€ d’amendes et préjudices, 80 mois de prison avec sursis, 2 mois de prison ferme (dont un effectif), 520 heures de TIG, plus tous les procès de mineurs dont nous nous ne connaissons pas les issus.

A Grenoble, d’autres personnes n’ont pas encore été jugées et le seront plus tard, dont une qui passe en procès le vendredi 26 mai à 14 heures au TGI.

La répression du mouvement ne se limite pas aux seuls faits évoqués ci dessus, elle se manifeste aussi par la provocation, l’intimidation, le mépris…. Aussi, si les médias font passer cette répression sous couvert de lutte contre « les casseurs », nous parlons simplement et sans distinction de manifestant‑e‑s.

Contact : antirep-gre (at) no-log (point) org

le 27 avril, à Grenoble
la commision anti-répression

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité
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Vendredi 12 mai 2006
Manifestation à Madrid contre le Processus de Bologne le 11 mai




Posté par un membre d'ACME Madrid sur Indymedia Barcelone.



Aujourd'hui, jeudi 11 mai, avait été décidée une journée européenne de mobilisation estudiantine contre les plans mercantalisation et de précarisation de l'enseignement supérieur, rassemblés dans l'Espace Européen d'Éducation Supérieure (EEES). Cette journée de mobilisation est née du Forum Européen d'Étudiant(e)s, qui a eu lieu en mars dernier à Bakaiku (Pays Basque, Espagne), et était vue comme un outil pour construire une coordination pratique des différentes luttes contre les processus de mercantalisation de l'université. Par conséquent le 11 mai prétendait être, et il l'a été, un pas de plus sur le chemin de confluence qui doit aboutir à la grève européenne d'étudiants, qui déjà est proche, du 17 novembre.


Cette journée de mobilisation a eu différentes expressions, tant dans l'État espagnol, que dans le reste de l'Europe. Elles ont varié selon les contextes et les conjonctures, depuis des occupations de rectorats, des bloquages de routes, des manifestations par les universités et des grèves dans quelques villes.


À Madrid l'Assemblée Contre la Mercantalisation de l'Éducation (ACME) a décidé de convoquer une journée de grève, qui avait comme précédent la mobilisation du 4 avril, celle-ci ayant servie à chauffer les moteurs. La proximité des examens et une certaine usure des activistes d'ACME après une année de mobilisations, a rendu plus difficile pour eux-mêmes la préparation de la grève. Mais malgré cela, nous avons élaboré un ambitieux calendrier d'activités qui s'est conclu le 11 mai avec une grève et une manifestation suffisamment importante pour être une bonne fin des festivités et permet pour l'année qui vient de commencer avec de nouvelles forces la lutte contre ce modèle d'EEES.


Le calendrier préalable à la grève du 11 mai, a été composé de multiples activités entre lesquelles nous pouvons souligner : les actions effectuées dans les manifestations du 1er mai, le concert du 6 mai au CSO EL CABO, plus de trente petites conférences et débats dans des instituts et des universités, les communiqués d'appui de professeurs et certains syndicats aux mobilisations du 11, les différentes conférences dans tout le pays qu'ont effectuées les camarades d'ACME pour étendre la mobilisation et l'extension du réseau de coordination qui a été effectué au FSE d'Athènes.


Toutes ces activités ont rendu propice, dans une certaine manière, une atmosphère de mobilisation qui a résisté à la désinformation et à l'apathie qui existe dans la Communauté universitaire avec le processus de construction des EEES. Malgré cela, la grève a été majoritairement suivie dans les facultés historiquement les plus mobilisées (Politiques, Sociologie et Philosophie UCM) avec la réserve d'Environnementaux de l'Université Alcala et du campus de Getafe de Carlos III.


La Manifestation a commencé dans la gloriette d'Atocha à 12:14 heures dans une atmosphère ludique et combative, avec un nombre important d'étudiants de l'enseignement secondaire. Pour aider à dynamiser la manifestation et favoriser l'intervention politique des différents secteurs qui formaient la manifestation, on a organisé un camion de sonorisation depuis lequel on a effectué différentes interventions politiques, avec des thématiques très variées, en exposant une multiplicité de subjectivités contre l'application des EEES.


Ces interventions abordaient des thèmes allant de la suppression de titres suite à l'application des EEES, la précarité du travail, la répression contre les étudiant-e-s (jugements pour les mobilisations contre la LOU à Séville, à Madrid, au Pays Basque, en Galice, jusqu'aux plus récents cas de répression contre la manifestation du 4 avril dernier) à la lecture, par les camarades du bloc libertaire, d'un manifeste en défense d'un modèle auto-géré de l'éducation.


Après une heure de parcours, la manifestation comptait quelque 5000 personnes plus ou moins, à l'heure où l'on effectuait un hommage émouvant aux avocats spécialistes du droit du travail, devant le bâtiment où ils furent assassinés pendant la transition par des fascistes pistoleros.


La manifestation s'est terminée à la Puerta del Sol, après plus de deux heures de manifestation, avec la lecture du manifeste d'ACME et l'appel à continuer la lutte contre ce modèle d'EEES au prochain semestre, en marchant de manière ferme et décidée vers la convergence des luttes européennes pour une autre université et pour une autre Europe, ce qui se passera très bientôt, le 17 novembre.

Par Coordination de Strasbourg contre la précarité
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